Les jeunes stagiaires, enthousiastes de participer à l’expédition au Sénégal.
La « permaculture », ou la révolution de l’agriculture
Le but de leur expédition ?
« Étudier l’environnement d’un petit village de 2 000 habitants situé à 80 Kilomètres de Dakar, au Sénégal, explique Joey. Souvent ces villages éloignés ont de gros problèmes d’agriculture liés au manque d’eau, d’expertise et de connaissances. Nous commençons par observer leurs ressources, leurs limites, leurs avantages et, basés sur les ressources naturels et le potentiel humain qu’ils possèdent, nous mettons en place un système qui leur permettra de se nourrir convenablement en profitant de ce que la nature leur offre. » Leur méthode ? La Permaculture, une nouvelle philosophie de l’agriculture, basée sur trois principes éthiques : le soin de la terre, le soin des humains et la limitation de la consommation en redistribuant les surplus.
Cuisiner pour lever des fonds
La machine mise en marche, il fallait trouver les fonds nécessaires pour effectuer le voyage. « 2 000 dollars par personne, que nous n’avons pas, précise Sari. L’ONG qui organise le projet déconseille de payer de notre poche afin de propager l’idée autour de nous, parler du projet et le faire connaître. » Il fallait alors trouver les fonds. La passion de la cuisine prenant le dessus, le tandem Lisa-Sari, végétariens de nature, férus de plats bio, a alors l’idée de cuisiner quatre plats par semaine à raison de 10 dollars le plat pour les étudiants, les amis et les voisins à Montréal. « Comme j’avais déjà fait un stage dans une cuisine végétarienne, j’ai donc repris toutes les recettes que j’avais créées avec le chef. Tous les samedis, on se réunit, Lisa et moi, pour décider des plats à préparer et acheter les ingrédients nécessaires », raconte Sari. Ils s’inspirent alors de recettes connues : courgettes farcies façon végétarienne, balila revue et transformée en recette bio... Et, tous les dimanches, ils mijotent des plats dans la minuscule cuisine de Sari et les livrent en début de soirée à leurs 12 clients et amis. « Nous avons déjà récolté 400 dollars en deux semaines. Nous sommes très confiants car nos clients sont satisfaits et les demandes augmentent. De plus, beaucoup de personnes ont contribué financièrement au projet grâce à la page Facebook “Permaculture Lebanon” créée pour décrire et vendre le projet », poursuit Sari qui invite toute personne intéressée à consulter le site. Sans oublier les films sur les changements climatiques dans le monde qu’ils projettent à raison de 5 dollars par personne par séance, les petits paniers de leurs produits bio vendus dans les marchés de Montréal et leur petits plats vendus.
Ces jeunes ambitieux n’ont aucune crainte. Ils récolteront d’ici à février leurs 2 000 dollars nécessaires pour « aider ces régions éloignées à bâtir une agriculture un peu plus responsable, mettre en place un système éco durable qui profitera à tout le monde et apporter une stabilité à ces petits villages en respectant la nature, l’environnement et l’être humain ! »

