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Liban

Mikati : Nos moyens ne nous permettent pas d’aider les déplacés syriens sans une aide internationale

OLJ
29/11/2012
Devant la représentante du secrétaire général des Nations unies pour les questions humanitaires Valérie Amos, qu’il a reçue hier au Sérail, le Premier ministre Nagib Mikati a déclaré que la politique de dissociation adoptée à l’égard de la crise syrienne ne signifie nullement que le Liban ne s’occupe pas des questions humanitaires.
« Le Liban assume ses devoirs humanitaires à l’égard des déplacés syriens et respecte ses engagements dans ce domaine. Mais les moyens de l’État sont limités. Nous ne pouvons donc pas continuer à assumer ces responsabilités sans l’aide des organisations internationales concernées. D’autant que le nombre des déplacés syriens au Liban est en hausse permanente », a affirmé M. Mikati. Le Premier ministre a annoncé à cet égard qu’il compte convoquer bientôt une réunion élargie des ONG internationales spécialisées dans l’action humanitaire pour faire le point et élaborer une vision commune des moyens visant à affronter cette situation inquiétante. Le Premier ministre a reçu Mme Amos en présence du ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour, du ministre de l’Éducation nationale Hassan Diab, du représentant du programme des Nations unies pour le développement Robert Watkins et du secrétaire général du Haut Comité de secours, le général Ibrahim Bachir.
À l’issue de cette rencontre, le ministre Bou Faour a donné une conférence de presse conjointe avec Mme Amos. Il a affirmé que le Premier ministre a réitéré les engagements du Liban envers les déplacés syriens et sa détermination à les accueillir et à les aider. Il a aussi précisé avoir exposé à la diplomate le plan élaboré par le Liban pour aider les réfugiés syriens, en affirmant que tout est prêt, mais qu’il manque seulement les moyens nécessaires à sa mise en application.
« Cette réunion, a encore affirmé Bou Faour, a donc été l’occasion pour le Premier ministre de demander une aide financière réelle à la représentante de l’ONU ». Il a aussi précisé que le plan de l’État est clair et qu’une commission présidée par M. Mikati a été formée pour ce dossier. Elle regroupe les ministres de la Santé, de l’Éducation, de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires sociales, ainsi que le Haut Comité de secours. Cette commission a dressé des plans pour aider quelque 200 000 déplacés syriens, si la situation devait s’envenimer en Syrie.
En réponse à une question, Waël Bou Faour a affirmé que l’État libanais n’a pas encore de chiffres précis concernant le nombre de déplacés syriens sur son territoire. De son côté, Valérie Amos a salué les efforts du Liban pour accueillir les déplacés syriens, précisant que c’est à l’État libanais que revient la décision de créer ou non des camps pour ces déplacés. Elle a aussi appelé ces derniers à se faire enregistrer auprès du HCR, ajoutant que certains préfèrent rester chez leurs proches au Liban et donc ne viennent pas enregistrer leurs noms. Mme Amos a aussi précisé que l’ONU a un plan d’aide aux déplacés syriens et qu’il a été financé jusqu’à 40 %.

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