Prenons nos distances avec certains illuminés, dans leurs délires et dans leur incapacité à structurer une réflexion, sur un sujet aussi important. Il ne me semble en effet pas si difficile de démonter cette volonté de « donner des droits à tous, par souci d’égalité ».
Plusieurs questions sont soulevées par cette volonté de rendre les « gens égaux en droits » à un niveau que je considère insupportable.
L’homme a été créé avec ses caractéristiques physiologiques. La nature suit elle aussi sa loi découlant de la création de la Terre.
L’homoparentalité n’est faisable que par deux moyens :
Le progrès scientifique, qui permettrait (peut-être) un jour à un homme de tomber enceint(e), grâce à un procédé quelconque, et pour être le plus proche de la réalité sociale, un procédé qui ferait appel à la semence d’un autre homme. Il en va de même pour les femmes, où, pour le même principe, il faudra trouver le moyen d’inséminer une femme grâce à l’apport d’une autre femme.
L’adoption (incluant l’arrangement entre copains/copines, c’est-à-dire, par exemple, un futur « homopapa » insémine une femme qui accepte de porter son futur enfant).
Concernant ce moyen d’adoption, il est facile de rétorquer que déjà pour des couples homme-femme, cela est extrêmement difficile, ne serait-ce que pour les raisons, bien froides, de l’offre et de la demande. En voulant donner des droits à certains – des couples homosexuels –, on enlève des droits à d’autres couples hétérosexuels. On se retrouve alors devant une injustice : celle que ressentiront forcément des couples hétérosexuels, à qui, de fait, on aura enlevé cette possibilité. Déshabiller Paul pour habiller Pierre...
Quant à la première des solutions, en supposant qu’un jour la société le veuille, en supposant qu’un jour la science puisse le faire, nous sommes en droit de nous demander à quoi joue l’humanité. Sommes-nous à ce point devenus Dieu pour nous permettre de créer des êtres par un mécanisme non prévu par la nature ?
Que je sache, l’escargot a été créé hermaphrodite, le singe unisexué, l’amibe asexuée.
D’autre part, si une société humaine accepte de franchir le pas, de franchir ce pas des moins triviaux, la porte est ouverte à toutes les possibilités, et devra l’être, pour rester cohérent. Les interdits n’auront plus aucune raison d’être, aucun interdit : ni la prostitution, ni la drogue, ni le vol, ni, ni, ni,... , et surtout ni le meurtre. Les Dix Commandements, qui sont parmi les premiers préceptes
religieux, définissent et sous-entendent des règles de base, notamment sur la définition d’un couple. Elles interdisent aussi le meurtre. Si on expurge ces Dix Commandements de la majorité de ses « paroles », le meurtre restera-t-il le dernier, bien esseulé ?
Plus encore, puisqu’il s’agit donc de donner vie, selon un mécanisme complètement voulu et créé par l’homme, on peut se demander pourquoi ne pas permettre à ce même homme d’enlever la vie. Ou, au moins, pourquoi pénaliser l’homme qui enlèvera la vie.
Enfin, et surtout, que veut exactement dire « avoir les mêmes droits » ? Sommes-nous donc encore naïfs ou aveugles pour ne pas voir que l’homme ne connaît pas l’égalité et ne la connaîtra probablement jamais ? Est-il nécessaire de faire l’inventaire de toutes les inégalités sur cette pauvre Terre pour se dépuceler le cerveau ? Suis-je forcément moins heureux ou lésé si je n’ai pas le même droit que mon voisin ?
Bien sûr, bien d’autres arguments existent qui vont contre ce vœu qu’on veut espérer rester pieux. Et attention à ne pas faire l’amalgame, dans un sens ou dans l’autre, entre, par exemple, PACS (en France) et homoparentalité.
L’Occident de ce début de XXIe siècle semble sombrer dans un gouffre d’inconscience qui souvent frise le ridicule, parfois le crime.
En face de quelques milliers, millions (?), qui militent consciemment pour avoir ce nouveau « droit », des milliards doivent, au mieux, ne rien comprendre, au pire, bien se marrer.
Paul BAZZAZ
Ingénieur


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