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À La Une - Conflit

Damas, désormais au coeur de la bataille en Syrie

L’armée s'acharne sur la capitale et sa proche région ; au moins 16 tués dimanche.

Des bâtiments endommagés par les bombardements de l'armée syrienne a Daraya, près de Damas, le 23 novembre 2012. REUTERS/Kenan Al-Derani/Shaam News Network

L'armée syrienne bombardait dimanche la proche région de Damas, au lendemain des combats autour d'un aéroport militaire désormais quasiment aux mains des rebelles.


A 15 km à l'est de Damas, les rebelles se sont emparés samedi d'une "grande partie" de l'aéroport militaire de Marj el-Soltane, où ils ont détruit deux hélicoptères. Ces appareils décollaient depuis Marj el-Soltane pour mitrailler à intervalles réguliers les villes et villages alentour. Une vidéo mise en ligne par des militants montre un hélicoptère détruit, tandis qu'un rebelle tire des roquettes en direction de l'aéroport, où plusieurs incendies sont visibles.

 

Les combats se concentrent ainsi dans la capitale et sa proche région, le régime rassemblant désormais ses forces terrestres sur un axe partant du sud, passant par Damas et le centre et rejoignant le pays alaouite et la côte dans le nord-ouest.


La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) et les Comités locaux de coordination (LCC), deux importants réseaux de militants en Syrie, ont fait état de nouveaux bombardements dimanche de l'artillerie du régime sur plusieurs localités proches de Damas.


Les rebelles ont installé leurs bases arrière dans les vergers entourant la capitale, où ils avaient enregistré des progrès pendant l'été mais dont ils ont ensuite été chassés.

Dans le reste du pays, les rebellent ont chassé l'armée de vastes zones du nord et de l'est. Les insurgés ont aussi attaqué un camp de garde-frontières dans la province de Deraa (sud), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ils se sont ensuite retirés de ce camp dimanche matin, par crainte des bombardements aériens, auxquels les troupes recourent à chaque fois qu'elles reculent au sol, a précisé Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH. L'armée a alors repris la position. 

 

Selon un bilan provisoire de l'OSDH, seize personnes ont péri dimanche, dont 13 à Damas et dans sa région.
Samedi, les violences ont fait au moins 85 morts à travers la Syrie, dont 16 soldats et 31 rebelles tués dans des combats à Damas et dans sa région, selon l'ONG qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires.


Sur le front diplomatique, le président du Parlement iranien Ali Larijani s'est entretenu samedi pendant deux heures à huis clos avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a rapporté l'agence turque Anatolie, sans plus de détails. Aucune information n'a filtré sur la teneur des discussions entre les deux responsables, dont les pays ont des positions diamétralement opposées sur le dossier syrien.


La Turquie est un fervent soutien de la rébellion et Damas l'accuse "d'armer, de former et d'infiltrer des milliers de terroristes" sur son territoire, tandis que Téhéran soutient le président contesté depuis plus de 20 mois. M. Larijani avait d'ailleurs été reçu vendredi par M. Assad à Damas.

 

L'Iran a durement condamné la demande d'Ankara à l'Otan d'installer des missiles Patriot à la lisière de la Syrie, qui y a vu une "nouvelle provocation" de la Turquie.
Moscou, autre grand allié de Damas, a également dénoncé ce déploiement, même si l'Otan a rappelé qu'il s'agissait d'une mesure "uniquement défensive".

 

(Lire aussi : Les Patriot sont une « nouvelle provocation » d’Ankara, affirme Damas)


La Syrie est en proie depuis la mi-mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé face à la répression sanglante du régime. Au total, plus de 40.000 personnes ont péri dans les violences, selon l'OSDH.

 

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A 15 km à l'est de Damas, les rebelles se sont emparés samedi d'une "grande partie" de l'aéroport militaire de Marj el-Soltane, où ils ont détruit deux hélicoptères. Ces appareils décollaient depuis Marj el-Soltane pour mitrailler à intervalles réguliers les villes et villages alentour. Une vidéo mise en ligne par des militants montre un hélicoptère détruit, tandis qu'un rebelle tire des roquettes en direction de l'aéroport, où plusieurs incendies sont visibles.
 
Les combats se concentrent ainsi dans la capitale et sa proche région, le régime rassemblant désormais ses forces terrestres sur un axe partant du sud, passant par Damas et le centre et...
commentaires (4)

L'iran sent la chute proche d'Assad La russie aussi : Raison pour laquelle, les iraniens sont mobilisés aussi bien que les russes qui débarquent à Paris pour la même cause. Ils voudraient s'assurer que leurs intérêts seront protégés ( du moins les russes). Les iraniens vont essayer de monayer des armes aux rebelles ( une fois ces derniers au pouvoir) comme ils l'ont fait avec Hamas. En tout cas, tous les 2 vont essayer de limiter la casse. Ils réussiront. Parce qu'à mon avis, une fois au pouvoir, les rebelles vont poursuivre les combats...entre eux cette fois ci. Parce qu'ils ont un bordel de désorganisation qui leur vaut la palme d'or. En egypte, ils se tapent dessus encore pourtant leur révolution laique et jeune d'origine qui fut volée par les EKHWANE, par la suite...Elle était quasi pacifiste...Idem en Libye...que serait ce en syrie? La guerre va encore perdurer un bon moment en syrie quelque soit le vainqueur...

jean-Pierre EL KHOURY

06 h 27, le 26 novembre 2012

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Commentaires (4)

  • L'iran sent la chute proche d'Assad La russie aussi : Raison pour laquelle, les iraniens sont mobilisés aussi bien que les russes qui débarquent à Paris pour la même cause. Ils voudraient s'assurer que leurs intérêts seront protégés ( du moins les russes). Les iraniens vont essayer de monayer des armes aux rebelles ( une fois ces derniers au pouvoir) comme ils l'ont fait avec Hamas. En tout cas, tous les 2 vont essayer de limiter la casse. Ils réussiront. Parce qu'à mon avis, une fois au pouvoir, les rebelles vont poursuivre les combats...entre eux cette fois ci. Parce qu'ils ont un bordel de désorganisation qui leur vaut la palme d'or. En egypte, ils se tapent dessus encore pourtant leur révolution laique et jeune d'origine qui fut volée par les EKHWANE, par la suite...Elle était quasi pacifiste...Idem en Libye...que serait ce en syrie? La guerre va encore perdurer un bon moment en syrie quelque soit le vainqueur...

    jean-Pierre EL KHOURY

    06 h 27, le 26 novembre 2012

  • Il manque au régime baassiste la destruction de Damas, à l'exemple de ce qu'il a "réalisé" dans les autres villes syriennes. Elle commence.

    Halim Abou Chacra

    03 h 13, le 26 novembre 2012

  • Il était temps.

    ANATOLE VASILIS

    11 h 39, le 25 novembre 2012

  • Les dés sont jetés. C'est là que tout se joue...

    SAKR LEBNAN

    11 h 06, le 25 novembre 2012

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