Hier également, Téhéran et Moscou, fidèles alliés de Damas, ont mis en garde contre le déploiement des missiles Patriot, affirmant que cela allait aggraver la situation. « Non seulement cela n’aide pas à régler la situation en Syrie, mais de plus il ne fera qu’aggraver et rendre plus compliquée la situation », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. « L’insistance (de certains pays occidentaux et arabes) pour régler la crise syrienne par la voie militaire est la principale cause des tensions et des menaces dans la région. Les plus influents de la région doivent chercher des solutions politiques aux crises régionales », a ajouté M. Mehmanparast. « Plus on accumule d’armes, plus elles risquent d’être utilisées », a estimé de son côté le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Toute accumulation d’armes crée le risque qu’une provocation ne déclenche un conflit armé grave. Nous voudrions éviter cela à tout prix », a-t-il ajouté. En outre, M. Lavrov s’est entretenu au téléphone avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, et lui a exprimé « l’inquiétude » de Moscou. Au cours de cet entretien, M. Rasmussen a tenté de rassurer M. Lavrov, affirmant que le déploiement des missiles est « uniquement défensif » et qu’il n’est « en aucune façon une manière de promouvoir une zone d’exclusion aérienne ou des opérations offensives », a indiqué une porte-parole de l’OTAN, Carmen Romero.
Pour sa part, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a également affirmé que l’éventuel déploiement de missiles Patriot de l’OTAN en Turquie, à la frontière avec la Syrie, revêt un caractère purement défensif et que la Russie n’a donc pas à s’en inquiéter. « C’est un système de défense, aucun pays, et plus particulièrement la Russie, n’a à exprimer des préoccupations », a ainsi déclaré M. Davutoglu. En outre, de source turque, on précise qu’une mission de l’OTAN est attendue lundi dans le sud-est de la Turquie pour évaluer, avec l’état-major des armées turques, le nombre de batteries de Patriot pouvant être déployées sur le sol turc ainsi que leur emplacement.
(Source : AFP)


Ils ont PEUR de la Turquie ces baathistes.
12 h 05, le 25 novembre 2012