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Moyen Orient et Monde - Missiles Patriot

Une « nouvelle provocation » d’Ankara, affirme Damas

La demande de missiles Patriot à l’OTAN est une « nouvelle provocation » de la Turquie, a estimé hier une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par la télévision officielle. Il s’agit de la première réaction de Damas depuis qu’Ankara, craignant un débordement du conflit syrien, a officiellement demandé à l’Alliance de déployer des missiles antiaériens Patriot à sa frontière avec la Syrie, soulignant leur caractère « purement défensif ». « La Syrie fait porter au gouvernement Erdogan la responsabilité de la militarisation de la situation à la frontière entre la Syrie et la Turquie, et de l’augmentation de la tension et des dégâts au détriment des peuples amis » syrien et turc, a ajouté la source. « La Turquie a ouvert son territoire à des milliers de terroristes syriens et étrangers, les armant, les entraînant et les infiltrant en Syrie pour participer à l’effusion de sang », a-t-elle encore accusé, selon l’agence SANA.
Hier également, Téhéran et Moscou, fidèles alliés de Damas, ont mis en garde contre le déploiement des missiles Patriot, affirmant que cela allait aggraver la situation. « Non seulement cela n’aide pas à régler la situation en Syrie, mais de plus il ne fera qu’aggraver et rendre plus compliquée la situation », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. « L’insistance (de certains pays occidentaux et arabes) pour régler la crise syrienne par la voie militaire est la principale cause des tensions et des menaces dans la région. Les plus influents de la région doivent chercher des solutions politiques aux crises régionales », a ajouté M. Mehmanparast. « Plus on accumule d’armes, plus elles risquent d’être utilisées », a estimé de son côté le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Toute accumulation d’armes crée le risque qu’une provocation ne déclenche un conflit armé grave. Nous voudrions éviter cela à tout prix », a-t-il ajouté. En outre, M. Lavrov s’est entretenu au téléphone avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, et lui a exprimé « l’inquiétude » de Moscou. Au cours de cet entretien, M. Rasmussen a tenté de rassurer M. Lavrov, affirmant que le déploiement des missiles est « uniquement défensif » et qu’il n’est « en aucune façon une manière de promouvoir une zone d’exclusion aérienne ou des opérations offensives », a indiqué une porte-parole de l’OTAN, Carmen Romero.
Pour sa part, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a également affirmé que l’éventuel déploiement de missiles Patriot de l’OTAN en Turquie, à la frontière avec la Syrie, revêt un caractère purement défensif et que la Russie n’a donc pas à s’en inquiéter. « C’est un système de défense, aucun pays, et plus particulièrement la Russie, n’a à exprimer des préoccupations », a ainsi déclaré M. Davutoglu. En outre, de source turque, on précise qu’une mission de l’OTAN est attendue lundi dans le sud-est de la Turquie pour évaluer, avec l’état-major des armées turques, le nombre de batteries de Patriot pouvant être déployées sur le sol turc ainsi que leur emplacement.

(Source : AFP)
La demande de missiles Patriot à l’OTAN est une « nouvelle provocation » de la Turquie, a estimé hier une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par la télévision officielle. Il s’agit de la première réaction de Damas depuis qu’Ankara, craignant un débordement du conflit syrien, a officiellement demandé à l’Alliance de déployer des missiles antiaériens Patriot à sa frontière avec la Syrie, soulignant leur caractère « purement défensif ». « La Syrie fait porter au gouvernement Erdogan la responsabilité de la militarisation de la situation à la frontière entre la Syrie et la Turquie, et de l’augmentation de la tension et des dégâts au détriment des peuples amis » syrien et turc, a ajouté la source. « La Turquie a ouvert son territoire à des milliers de terroristes...
commentaires (6)

Ils ont PEUR de la Turquie ces baathistes.

ANATOLE VASILIS

12 h 05, le 25 novembre 2012

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Commentaires (6)

  • Ils ont PEUR de la Turquie ces baathistes.

    ANATOLE VASILIS

    12 h 05, le 25 novembre 2012

  • À chacun son tour. Et la balle roule d'un trou à l'autre...

    SAKR LEBNAN

    11 h 03, le 25 novembre 2012

  • Bon!ce que je vais dire ne va pas plaire...mais ,c'est vrai...les turcs mettent sans arrête de l'huile sur le feu...on peut le leur reprocher....sans crainte d'être partiaux....mais que dire alors des arabes? que dire de l'incroyable incinscience des arabes?de leur incroyable fatuité? de leur total mépris pour les vies des syriens? 40 000 morts dit-on...et combien de blessés et de vies détruites????combien???? et quel cynisme dans tout çà! Il ne leur donc aura pas suffi les centaines de milliers de morts libanais,palestiniens,irakiens....non...çà ne leur a pas suffi...encore du sang,encore de la souffrance...et une ligue arabe qui devrait être mise au pilori du vrai monde arabe...celui des peules ,des hommes,des femmes et des enfants...Aïb...Aïb..Aïb...

    GEDEON Christian

    07 h 43, le 25 novembre 2012

  • Non pas la dernière.

    ANATOLE VASILIS

    11 h 02, le 24 novembre 2012

  • De là viendra le coup de grâce !

    SAKR LEBNAN

    04 h 57, le 24 novembre 2012

  • Si le ridicule tuait, Bachar et son Baas seraient morts depuis longtemps.

    Saleh Issal

    01 h 39, le 24 novembre 2012

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