Je vous adresse ce cri au nom de milliers de Libanaises et de Libanais qui vivent dans l’incompréhension de vos incompétences. Vous vivez, vous mangez, vous voyagez, vous dépensez l’argent du contribuable, en oubliant pourquoi vous êtes à la place où vous êtes et le pourquoi des indemnités que vous percevez toutes les fins de mois: servir le peuple, son honneur, son bien-être, sa dignité.
J’ai reçu une video, il y a quelques jours. concernant les détenus libanais en Syrie, leurs familles, leurs mamans, leurs enfants et, pour certains, leurs parents absents à l’appel, car décédés sans avoir su le sort de leurs enfants, enlevés pour certains il y a plus de vingt-deux ans.
Messieurs, avez-vous pris la peine, un jour, de vous enquérir du sort de ces centaines de Libanais disparus et emprisonnés arbitrairement dans les goêles syriennes?
Dans les visites officielles que vous faites à travers la planète, évoquez-vous ce thème oublié par tout le monde?
Si vous aviez eu un fils ou un frère enlevé arbitrairement et emprisonné, qu’auriez-vous fait? Vous auriez gardé le silence ou en auriez parlé?
Messieurs les Politiciens, vous prenez le peuple libanais en otage, en vous agrippant à vos sièges politiques et en trichant. Vous trichez partout et dans tout. Vous êtes avides de pouvoir et d’argent. Un argent qui vous arrive d’ailleurs mais qui est censé servir à l’amélioration des conditions de vie des
Libanais.
Vous maintenez le peuple dans l’ignorance, la désinformation et le besoin, en lui faisant croire l’incroyable.
Vous faites la guerre à la culture. Vous opérez une censure sur des films libanais. Vous aceptez un racisme effarant et vous piétinez les couleurs du drapeau libanais par vos idées incongrues.
Le Liban n’est pas votre propriété personnelle. Encore moins le peuple libanais.
Vous avez fait preuve d’une incapacité aiguë Pour certains, cela fait des décennies que vous êtes sur la scène de ce Liban meurtri.
Il est peut être temps que s’opère un changement. Il est peut-être temps de laisser la place, de libérer la scène, de fermer le rideau et de partir.


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EH BEN !
09 h 46, le 22 novembre 2012