Jean-François Copé et François Fillon. Photos AFP
L'ancien Premier ministre François Fillon a remis en cause mercredi la victoire à l'arraché de Jean-François Copé à la présidence du principal parti d'opposition en France (UMP, droite) après avoir dans un premier temps reconnu sa défaite.
Selon trois députés proches de François Fillon, les votes des militants UMP de Nouvelle Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna, des territoires français dans le Pacifique et l'Océan indien, ont été oubliés dans le décompte et leur prise en compte fait de François Fillon le réel vainqueur du scrutin de dimanche.
Seules 98 voix (sur 175.000 votants) séparaient au final les deux candidats à la présidence de l'UMP, un résultat proclamé lundi soir après un psychodrame de 24 heures sur le comptage des voix et des accusations réciproques de fraude.
Mais selon le député Eric Ciotti, "dans le calcul final, 1.304 militants ont été privés de leurs choix".
"Les résultats de ces trois fédérations étaient les suivants: Nouvelle Calédonie 535 voix à Jean-François Copé, 643 voix à François Fillon. Wallis et Futuna 14 Copé, 3 à Fillon. Mayotte 41 à Copé et 68 à Fillon".
"Leur réintégration conduit donc à 88.004 pour François Fillon, et Jean-François Copé 87.978", a poursuivi M. Ciotti. Soit 26 voix d'avance pour M. Fillon.
"Le président Gélard a lui-même reconnu cette erreur lors d'un échange téléphonique avec François Fillon en fin de matinée", a argumenté M. Ciotti.
"Il s'agit d'une erreur manifeste et grave", a poursuivi M. Ciotti. "Elle doit évidemment être réparée. Nous demandons donc à la Cocoe (chargé de l'organisation de l'élection) que les résultats soient simplement rétablis".
"Je demande à (l'ancien ministre des Affaires étrangères) Alain Juppé d'assurer de façon transitoire la direction de notre mouvement afin de trouver les voies et les moyens de sortir de l'impasse (...) Je réclame la vérité", a réagi M. Fillon dans un communiqué.
Jean-François Copé a opposé une fin de non-recevoir aux partisans de François Fillon. "Il y a eu des résultats, il faut maintenant se rassembler et travailler ensemble", a déclaré devant la presse M. Copé.
Mardi, M. Copé a proposé à son rival malheureux de devenir "vice-président" du parti, titre qui serait créé pour l'ancien Premier ministre. Prié de réagir à cette proposition par l'AFP, M. Ciotti l'a qualifiée de"grotesque".
Lire aussi :
Bataille de l'UMP : pour la presse, le vrai vainqueur c'est Sarkozy
Selon trois députés proches de François Fillon, les votes des militants UMP de Nouvelle Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna, des territoires français dans le Pacifique et l'Océan indien, ont été oubliés dans le décompte et leur prise en compte fait de François Fillon le réel vainqueur du scrutin de dimanche.
Seules 98 voix (sur 175.000 votants) séparaient au final les deux candidats à la présidence de l'UMP, un résultat proclamé lundi soir après un psychodrame de 24 heures sur le comptage des voix et des accusations réciproques de fraude.
Mais selon le député...


