« Je ne suis pas attaché à mon poste et nous avons besoin d’un changement du gouvernement. En cette période, nous avons surtout besoin d’une équipe ministérielle exceptionnelle, mais si je démissionne et si la majorité compose le même gouvernement, qu’aurions-nous fait ? Voilà pourquoi nous les appelons (l’opposition) à un dialogue calme pour voir comment nous pourrons former le prochain cabinet », a-t-il dit, en assurant qu’il ne démissionnera pas si sa démarche risque de créer un nouveau problème. « Mais si elle peut favoriser une solution, je suis prêt à démissionner sur-le-champ », a ajouté M. Mikati. Selon lui, c’est un gouvernement d’union nationale qui devrait être mis en place, même s’il dit ne pas affectionner ce genre de cabinet « parce que dans tout système démocratique, il faut qu’il y ait un camp loyaliste et une opposition ».
Le chef du gouvernement, qui a dit vouloir poser sa candidature pour l’un des sièges sunnites de Tripoli aux prochaines législatives, a jugé nécessaire que le dossier de la loi électorale et celui de la formation d’un nouveau gouvernement soient examinés en concomitance à la conférence de dialogue. « C’est ce que je vais dire demain (aujourd’hui) au président Hollande. Nous devons nous entendre sur la mise en place d’un gouvernement extraordinaire qui pourra gérer le dossier électoral. La neutralité n’existe pas au Liban », a encore affirmé M. Mikati, en allusion aux appels de l’opposition à la formation d’un cabinet neutre.
Il a par ailleurs minimisé l’importance des propos du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, qui avait appelé à l’ouverture de la frontière sud pour l’envoi d’armes à Gaza. « Ce sont des propos politiques. Les frontières ne vont pas être ouvertes et ce n’est pas à travers le Liban » que des armes seront envoyées à Gaza, a-t-il assuré.
M. Mikati a vivement reproché au 14 Mars la campagne qu’il mène contre lui, la jugeant « injuste », qu’il s’agisse de sa gestion des affaires publiques, de sa gestion du dossier de l’assassinat du chef des services de renseignements des FSI, le général Wissam el-Hassan, ou de la politique de distanciation appliquée par rapport au conflit en Syrie. « Qu’on me juge sur base de mes actes. Ai-je jamais couvert une action syrienne ou iranienne au sein de ce gouvernement ? » s’est-il interrogé.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Qui s'en soucie ! Même de lui et de sa Marotte.
07 h 24, le 21 novembre 2012