Dans les rangs de l’opposition, on continue à rejeter toute discussion au sujet de la prochaine équipe ministérielle avant la démission du gouvernement en place.
Pour le député Boutros Harb, « il n’est pas permis de s’employer à former un gouvernement avant le départ de celui qui est en place ou de poser cela comme condition à son départ ». Cela équivaudrait, selon lui, à consacrer « un précédent de nature à porter atteinte aux prérogatives du président de la République (...), du Premier ministre et de la Chambre des députés ».
« Lorsque le gouvernement en place démissionnera, nous parlerons de la forme du cabinet souhaitée et de ce qui en est requis dans une première phase avec le président Michel Sleiman, puis dans une seconde phase avec le Premier ministre désigné », a ajouté M. Harb.
Toujours est-il que le député du Batroun semble d’ores et déjà exclure, en pratique, la formule du cabinet d’union nationale, mais contrairement aux faucons de son camp, il le fait de façon diplomatique.
« Nous n’avons pas d’inconvénient à ce que nous participions au pouvoir par le biais d’un gouvernement d’union nationale, mais ce n’est pas ce que nous demandons, surtout que cette catégorie de cabinets n’a rien donné et qu’il s’agit en réalité de gouvernements des contradictions nationales », a-t-il dit.
Autre « colombe » du 14 Mars, le député Ammar Houry a été encore plus catégorique en rejetant « toute conjecture sur l’élaboration d’une nouvelle mouture gouvernementale avant la démission du cabinet actuel ».
Cependant, sur un autre plan, M. Houry a affirmé, contrairement à nombre de ses collègues, que les composantes du 14 Mars s’apprêtent à participer à la cérémonie prévue jeudi pour l’Indépendance, en dépit de la présence des membres du gouvernement, « car il s’agit d’une célébration à un niveau national ». M. Houry en a profité pour saluer le commandement de l’armée.
Fady Karam, député des Forces libanaises du Koura, a quant à lui assuré que « les discussions se poursuivent, au sein du 14 Mars, en vue d’une position unifiée concernant la participation à la cérémonie et à la présentation des vœux au palais présidentiel », ce qui signifie qu’il n’y a pas jusqu’ici de consensus général à cet égard au sein de l’alliance.
En revanche, M. Karam a indiqué que son camp a pris de façon unanime la décision de ne pas participer à la séance parlementaire convoquée pour le 27 novembre, en raison de la présence attendue du gouvernement à cette réunion.
Pour leur part, les Kataëb s’en sont pris au « précédent » consistant à réunir la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice sur la base d’une convocation lancée par le rapporteur de la commission (le député du Hezbollah Nawwar Sahili) et non par son président (le quatorze-marsiste Robert Ghanem).
« Ce procédé comporte un vice juridique », ont affirmé les Kataëb qui ont appelé (les parties au pouvoir) à « mettre un terme à ces pratiques » et « contribuer à sortir de la crise politique actuelle par le biais du changement gouvernemental, lequel est inéluctable ».



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DÉMISSION de Suite.... Et AUCUNE DISCUSSION ensuite...
02 h 05, le 22 novembre 2012