Michel Aoun devant les journalistes à Rabieh. Photo Charbel Nakhoul
Le député Michel Aoun a nettement mis en garde hier contre les réfugiés syriens. « C’est un danger ; surtout s’il s’agit d’hommes qui combattaient, avant de gagner le Liban, sur le territoire syrien », a-t-il dit, précisant toutefois que le CPL « reste à leurs côtés sur le plan humanitaire. Mais eux, est-ce qu’ils respectent leur part du contrat ? Se contentent-ils de jouer le rôle censé être le leur ? » s’est-il interrogé sur le perron de Rabieh, à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, indiquant avoir des « réserves » concernant l’action, à ce niveau, d’un gouvernement « qui ne contrôle pas la situation ».
Pour le chef du CPL, tout cela est particulièrement dangereux « d’autant que les réfugiés sont désormais déployés sur l’ensemble du territoire libanais ». Il a ainsi exigé du gouvernement la publication de leur nombre « réel », demandant que les services concernés leur imposent un lieu d’habitation bien précis. « En l’état, ce qui se passe est inacceptable, et nous sommes tous concernés. Le directeur des SR ou les présidents de municipalité se doivent d’assumer leurs responsabilités », a-t-il tonné, réclamant que toutes les informations concernant ces réfugiés soient disponibles « dans 15 jours ».
Michel Aoun s’est ensuite adressé au camp du 14 Mars, « qui nous a volé le slogan de la souveraineté et de l’indépendance », l’accusant de surenchères intempestives et de ne savoir dialoguer « que par des insultes. C’est de la politique pornographique », a-t-il insisté. Il en a profité pour apostropher le président de la République, exigeant que Michel Sleiman « demande au commandement en chef de l’armée de rendre publiques les capacités de défense » de la troupe et noyer le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, sous les reproches : « Je me tue dans tous les pays du monde pour qu’il reçoive un jour le prix Nobel de la paix et lui me traite de criminel. C’est honteux », a-t-il déploré.
Le député du Kesrouan a également évoqué le dossier du Casino du Liban, jugeant que la situation actuelle et la grève qui dure depuis plus de trois semaines « ne peuvent plus durer. Nous avons demandé une enquête, pas pour faire peur aux employés, mais pour éviter la faillite du Casino », a-t-il indiqué.
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C'est vrai, et pour écarter tout danger, c'est l'armée syrienne et les chabbiha que le Liban devrait accueillir. En tout cas, s'il existait un Nobel de l'irresponsabilité, c'est le petit suiviste qui l'emporterait haut la main.
20 h 43, le 21 novembre 2012