Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a consacré son éditorial hebdomadaire, aujourd’hui dans al-Anba’, organe de son parti, à la guerre de Gaza. Il n’en demeure pas moins que dans la partie libanaise du texte, il a salué la mémoire du ministre assassiné de l’Industrie, Pierre Gemayel, et réitéré sa « solidarité avec son père, cheikh Amine Gemayel, et sa famille ». « Nos pensées vont au martyr qui a milité pour la liberté et l’indépendance et qui a essayé de réaliser son rêve d’édifier un État uni et fort, capable de protéger ses citoyens sans discrimination », a ainsi déclaré M. Joumblatt.
Pour ce qui est du dossier régional, il a fait remarquer que le problème palestinien restera « au cœur du conflit historique et confirme encore une fois le parcours inéluctable de l’histoire suivant lequel les peuples finissent toujours par obtenir leur liberté et leurs droits ».
Estimant que la guerre en cours à Gaza « démontre le caractère infondé des légendes sur la suprématie militaire israélienne », M. Joumblatt s’est dit persuadé que le peuple palestinien « vaincra en définitive, d’autant qu’il revendique des droits légitimes, comme la suspension de la colonisation, l’établissement d’un État indépendant viable et le retour des réfugiés, que la force israélienne, aussi importante soit-elle, ne parviendra pas à supprimer ».
Selon lui, le conflit arabo-israélien ne prendra fin que sur base d’une solution qui prévoit l’édification de deux États. « Mais cela nécessite un miracle politique ou une intervention sérieuse des grandes puissances, surtout que les règlements tronqués passés, comme l’accord d’Oslo, se sont avérés absolument inutiles », a indiqué le chef du PSP qui a ensuite invité toutes les parties à « procéder à une lecture politique approfondie des nouvelles donnes régionales, d’autant que ce qui est communément appelé “l’environnement propice ” a substantiellement changé : l’Égypte d’aujourd’hui n’est plus celle de Husni Moubarak qui avait appliqué à la lettre l’accord de Camp David, et le conflit en cours à Gaza pourrait également générer une nouvelle donne sur le terrain, même si, au plan théorique, cet accord, dont l’un des objectifs était de séparer l’Égypte de Gaza au niveau stratégique, est maintenu ».
M. Joumblatt s’est aussi arrêté sur les changements en cours en Syrie, estimant que la révolution va aussi vaincre dans ce pays, « ce qui va également modifier les équations actuelles et annuler les effets de l’accord de désengagement signé en 1973 ». Selon lui, ces changements doivent pousser l’Iran à changer son approche du monde arabe. Même le Liban, a estimé le chef du PSP, devrait suivre ces changements et « renoncer aux accusations de traîtrise adressées aux adversaires politiques pour revenir à la conférence de dialogue afin de discuter des points que le président Michel Sleiman a proposés, notamment comment profiter des armes de la Résistance pour défendre le Liban ».
La situation à Gaza ainsi qu’en Syrie a été hier au centre de l’entretien que le chef du PSP a eu avec le coordonnateur spécial de l’ONU pour le Liban, Derek Plumbly.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
CORRECTION ! Merci : ... Al-WALÎD OUL ÄAZÏM....
08 h 43, le 20 novembre 2012