Le prince Albert de Monaco posant avec Alain Ducasse (à gauche) et d'autres chef étoilés. Jean-Pierre Amet/
Venus de 25 pays et représentant 300 étoiles au Guide Michelin, 240 chefs étoilés célèbrent jusqu'à dimanche les 25 ans de règne d'Alain Ducasse à la tête du célèbre restaurant "Louis XV", au coeur de l'Hôtel de Paris à Monaco.
Pour cette grand-messe culinaire et médiatique, le casting est aussi impressionnant qu'éclectique.
Côté français, Joël Robuchon, Guy Savoy, Pierre Troisgros Frédéric Anton du "Pré Catelan" et le pâtissier Pierre Hermé ont répondu présents.
De grandes toques internationales ont aussi fait le déplacement, tels le Chinois Dong Zhenxiang, le Nord-Américain Daniel Patterson, le Japonais Hirohisa Koyama et le Danois Redzepi, dont le restaurant, "Noma", est considéré comme l'un des meilleurs au monde.
"Il y a toutes les couleurs de peau, toutes les religions et toutes les obédiences confondues", s'est réjoui Alain Ducasse à l'arrivée des premiers invités vendredi soir. "La cuisine fait ce que la politique ne parvient pas à faire. C'est un mix d'invités dont certains n'ont aucun point commun entre eux, si ce n'est leur expertise et leur connaissance des produits là où ils sont, tous réunis pour un véritable moment de partage", a-t-il ajouté.
Après une photo de famille sur la place du Casino samedi matin, les grands noms de la planète gastronomique en veste blanche se sont retrouvés au coeur d'un marché éphémère spectaculaire privatisé, débordant de couleurs et de saveurs.
A la demande d'Alain Ducasse, fervent adepte de la cuisine régionale de la Riviera, des producteurs locaux y ont présenté une centaine de produits méditerranéens.
Sous le soleil, dans la salle de concert du Sporting, dont le toit était grand ouvert pour l'occasion, certains en ont profité pour dénicher des perles rares entre deux dégustations et une visite du prince Albert II.
"La cuisine est de plus en plus dépouillée, donc aujourd'hui c'est le produit qui parle, il nous faut de la qualité", a plaidé Joël Robuchon devant un stand d'agneau.
Parmi les exposants, les Rinaldi, seule famille de pêcheurs monégasques oeuvrant dans les eaux territoriales de la Principauté depuis quatre générations et dont Alain Ducasse fait partie des trois clients exclusifs, ont impressionné les cuisiniers avec un bel ordonnancement de poissons frais alignés sur la glace.
Le clou du spectacle fut l'exercice de "live-cooking" assuré par quatorze chefs qui ont réinterprété à leur manière un plat devant leurs collègues attentifs.
Le Japonais Hiroyuki Kanda s'est attelé à un agneau de lait mêlé à des sauces et cuissons typiques de son pays, Paul Pairet, du restaurant "Ultra Violet" a, quant à lui, proposé un pain léger toasté "presque brûlé à plonger au coeur d'une soupe accompagnée de copeaux de truffes".
Le héros du jour était Alain Ducasse, 56 ans, star mondial de la profession. Celui qui compte à lui seul 19 étoiles au Michelin est arrivé à la tête du "Louis XV" en 1987.
En 33 mois et à seulement 33 ans, il a permis à l'établissement de remporter sa troisième étoile et de devenir le premier restaurant d'un hôtel à atteindre un tel niveau.
Alain Ducasse a salué un "moment convivial", assurant qu'"ici, il n'y a pas de guerre économique entre nous ou de rivalités entre pays".
Pour cette grand-messe culinaire et médiatique, le casting est aussi impressionnant qu'éclectique.
Côté français, Joël Robuchon, Guy Savoy, Pierre Troisgros Frédéric Anton du "Pré Catelan" et le pâtissier Pierre Hermé ont répondu présents.
De grandes toques internationales ont aussi fait le déplacement, tels le Chinois Dong Zhenxiang, le Nord-Américain Daniel Patterson, le Japonais Hirohisa Koyama et le Danois Redzepi, dont le restaurant, "Noma", est considéré comme l'un des meilleurs au monde.
"Il y a toutes les couleurs de peau, toutes les religions et toutes les obédiences...


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Cuisine dépouillée...c'est excatement çà...vous arrivez au restaurant,vous commandez,vous voyez arriver une assiette de 40 cms de large,et en regardant bien,vous vous rendez compte qu'il y a quelquechose au milieu....une espèce de jouet Kinder de la cuisine...un coup de fourchette et votre entrée est terminée...arrive le plat principal...le loufiat de service vous explique la provenance de chacun des ingrédients, et le temps que vous commenciez à manger,vous avez failli vous endormir...deux coups de fourchette plus tard...etc....et en sortant de ce perveilleux endroit,vous vous arrêtez à la brasserie du coin,et en dégustant votre jambon/beurre/cornichons,vous vous dites que la vie est belle...et rêvez d'un bon cassoulet des familles...à vingt coups de fourchettes!
05 h 28, le 19 novembre 2012