Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a appelé hier la classe politique à « réfléchir à une nouvelle formule gouvernementale en mesure de protéger le pays et de rassurer toutes les parties » au Liban en attendant « la chute inévitable » du régime syrien.
« Les incidents récurrents à Tripoli, l’assassinat du général Wissam el-Hassan et les développements survenus à Saïda montrent la nécessité d’adopter une nouvelle approche, et notamment de réfléchir à une nouvelle formule gouvernementale en mesure de protéger le pays des tensions politiques et de la discorde », écrit M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire dans l’organe de son parti, al-Anba’.
« Cette formule devrait rassurer toutes les parties et accompagner la phase d’attente de la chute inévitable du régime de Bachar el-Assad », ajoute-t-il, sans toutefois préciser quelle devrait être cette formule selon lui.
Pour lui, la chute du régime syrien « aura lieu tôt ou tard et quand elle se produira, cela aura pour effet de réduire l’ampleur des désaccords qui divisent aujourd’hui les Libanais ».
Dans l’intervalle, le chef du PSP continue de se faire l’avocat de la politique consistant à tenir le Liban à l’écart de la crise syrienne. « Au moment où cette crise s’aggrave et où la violence se fait plus dure encore face à une communauté internationale qui garde les bras croisés et se contente d’émettre des condamnations joliment écrites, la situation au Liban devient encore plus délicate », écrit-il.
« Rester à l’écart des événements de Syrie a déjà montré son utilité. Il s’agit d’une tentative de neutraliser la scène libanaise, autant que possible, face au volcan syrien. Toute autre politique serait extrêmement coûteuse pour le Liban », fait-il valoir.
« Si elle se confirmait, l’implication libanaise, de la part du 8 ou du 14 Mars, sur le terrain en Syrie, qu’il s’agisse d’une participation aux combats effectifs ou bien d’une aide logistique à l’un ou l’autre des deux camps en présence, ne changerait rien à la donne. Cela n’aurait aucun effet sur l’équilibre des forces. Si les grandes puissances s’abstiennent de modifier cet équilibre, ce ne sont pas des protagonistes libanais qui vont y parvenir », poursuit le chef du PSP.
Il met en garde, par ailleurs, contre « toute tentation de miser sur la victoire de l’un des deux camps en Syrie dans le but d’exploiter cette victoire afin de renverser la donne politique au Liban ».
« Ce serait de l’aventurisme contraire à toutes les leçons historiques que nous sommes censés avoir appris en tant que Libanais. Ces leçons nous disent qu’il est impossible au Liban qu’un camp triomphe de l’autre, quels que soient les circonstances et les changements qui surviennent. Le Liban est le pays des équilibres délicats. Tous les calculs politiques devraient se fonder sur cette base », affirme-t-il.
Message à Obama
Sur un autre plan, M. Joumblatt a reçu hier à Moukhtara une délégation de la Jamaa islamiya. Les discussions ont porté sur la crise politique au Liban et les tueries en Syrie.
Le chef du PSP a d’autre part adressé un message de vœux au président américain Barack Obama pour le féliciter de sa réélection et l’appeler à « soutenir le projet d’État au Liban et à prodiguer une assistance à l’armée libanaise pour lui permettre de remplir sa mission dans plusieurs directions ».
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POURQUOI PAS une "Nouvelle Formule" MOUDÉÉÉRNE, pour la DIRECTION du PARTI "SOCIALISTE PROGRESSISTE" ; yâââ hassértéhhh ce CheBééékk !
05 h 31, le 13 novembre 2012