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Liban - Universités

La LAU aux urnes aujourd’hui : le découragement est le maître mot

La saison électorale estudiantine est entamée sérieusement à la LAU, qui élit aujourd’hui son conseil des étudiants à Beyrouth et Byblos.

Les partisans du CPL de la LAU, réunis avec le général Aoun il y a quelques jours, pour préparer la campagne électorale.

Après l’annulation du scrutin des élections étudiantes de la NDU suite au retrait des forces du 8 Mars, les étudiants de la Lebanese American University (LAU) seront aujourd’hui les premiers à remplir les urnes, en cette saison électorale 2012-2013. Du nouveau pour cette université dont les élections se sont déroulées l’an dernier au mois de mars, après deux reports.
Au niveau de la loi électorale, la LAU se caractérise par un système de vote basé sur la devise « Un étudiant, un vote », mis en vigueur l’année dernière. Chaque étudiant ne peut en fait donner sa voix qu’à un seul et unique candidat, chose qui a suscité en 2011-2012 le mécontentement des partis politiques, qui y ont vu le souhait de l’université de restreindre leur force sur le terrain, mais qui s’y sont faits finalement. Après deux ans de défaites, le 14 Mars a pu marquer une victoire l’an dernier, une victoire favorisée entre autres par la nouvelle loi et par le retrait du Courant patriotique libre (CPL) à Byblos, pour diverses raisons. Le décompte total dans les deux campus donnait ainsi 16 places au conseil estudiantin pour les partis du 14 Mars, 10 places pour ceux du 8 Mars et 4 places pour les indépendants.

Deux campus
Au campus de Jbeil reconnu pour son allégeance traditionnelle aux Forces libanaises (FL), le CPL et ses alliés s’étaient donc retirés dans 4 des 5 facultés, sans toutefois déclarer forfait à Beyrouth. Au final, le 14 Mars avait remporté une large victoire avec 10 candidats contre 1 pour le 8 Mars et 4 indépendants. Cette année, la bataille électorale sera rude, même si les FL et leurs alliés sont donnés favoris. C’est ce qu’affirme le responsable CPL, Christian Hage, qui dit que « le CPL et ses alliés d’Amal et du Hezbollah essaient de diminuer la différence entre les deux parties comme chaque année ». « L’année dernière, nous avions des problèmes avec l’université. Avec les reports qui ont eu lieu, beaucoup de nos cadres étaient en voyage durant la période de l’élection. Nous avons préféré boycotter le jeu démocratique pour protester aussi contre la nouvelle loi électorale qui finalement ne s’est pas avérée tellement mauvaise », précise M. Hage.
À Beyrouth, la loi électorale et le boycottage des joumblattistes « par souci d’impartialité » avaient permis au 8 Mars de remporter 9 sièges uniquement au conseil étudiant en mars 2012, contre 6 pour le 14 Mars. Cette année, par contre, le Parti socialiste progressiste rejoint les rangs du 8 Mars, et devrait rendre les choses plus difficiles pour le courant du Futur et ses alliés. « Le PSP avait décidé de boycotter les élections l’an dernier mais ses partisans n’ont pas vraiment respecté cette décision et ont soutenu les candidats du 8 Mars. Ainsi, son ralliement au mouvement Amal ne nous gêne pas aujourd’hui », affirme Éric Saadé, responsable FL à la LAU de Beyrouth, qui tient à souligner le fait que « les étudiants de la LAU sont fatigués d’avoir à subir des élections ». Pour Mahdi el-Khansa (Hezbollah), « la victoire de l’an dernier assurée sans le PSP prouve que la totalité des 10 candidats du 8 Mars et du PSP remporteront aujourd’hui la bataille, alors que le 14 Mars ne pourra accéder qu’à 5 sièges du conseil ». Enfin, Élias Khalifé (CPL-Beyrouth) prédit une victoire certaine. « Les élections se déroulent tôt cette année, ce qui rend les choses plus difficiles car nous avons tous du mal à cerner les quelque 1 300 nouveaux étudiants, dit-il. Nous avons proposé aux candidats du 14 Mars d’occuper 5 places au conseil, mais ils ont refusé le compromis que nous voulions faire pour éviter les tensions électorales, surtout qu’une atmosphère de découragement prévaut à l’université. Ils perdront pourtant la bataille », a-t-il ajouté, précisant que « ce sont les chrétiens qui feront la différence et non pas le PSP ».
Ainsi, les étudiants sembleraient fatigués par la politique. L’ambiance à la LAU le montre, surtout que l’administration a interdit aux cadres des partis de distribuer des tracts ou de se vêtir de gilets qui portent leurs couleurs, durant la période des élections. Pour Paul Succar, candidat indépendant à Beyrouth, « la politique n’a plus de place ici ». « Le 8 Mars n’applique jamais le programme électoral qu’il présente, et le 14 Mars ne présente même pas de programme », dit-il, espérant que la loi électorale facilite l’accès des indépendants au conseil. Si la victoire du 14 Mars est presque certaine à Byblos, et celle du 8 Mars à Beyrouth, il faudra attendre les résultats ce soir pour connaître la répartition du conseil estudiantin et savoir entre le 8 et le 14, qui remportera le jeu cette année.
Après l’annulation du scrutin des élections étudiantes de la NDU suite au retrait des forces du 8 Mars, les étudiants de la Lebanese American University (LAU) seront aujourd’hui les premiers à remplir les urnes, en cette saison électorale 2012-2013. Du nouveau pour cette université dont les élections se sont déroulées l’an dernier au mois de mars, après deux reports.Au niveau de la loi électorale, la LAU se caractérise par un système de vote basé sur la devise « Un étudiant, un vote », mis en vigueur l’année dernière. Chaque étudiant ne peut en fait donner sa voix qu’à un seul et unique candidat, chose qui a suscité en 2011-2012 le mécontentement des partis politiques, qui y ont vu le souhait de l’université de restreindre leur force sur le terrain, mais qui s’y sont faits finalement. Après deux...
commentaires (5)

Ou du Parti BÄÄSSSS.....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 58, le 09 novembre 2012

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Commentaires (5)

  • Ou du Parti BÄÄSSSS.....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 58, le 09 novembre 2012

  • Le crime impardonnables de tous les partis politiques, pour avoir introduit le POISON DE LA POLITIQUE dans les Universités et les Écoles du pays. ALLAH I JÉZIKON !

    SAKR LEBNAN

    07 h 38, le 09 novembre 2012

  • On PARLE bien du CPL ou bien du PN SS ?!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 32, le 09 novembre 2012

  • Au lieu de grogner que les uns n'appliquent jamais leusr programmes et que les autres n'en ont pas un (Ce qui est faux) que ceux qui en ont un et sont pret a l'appliquer se presentent et fassent alors la difference. Sinon qu'ils se taisent et acceptent le jeu democratique tel quel! Autrement, il est important de participer aux elections sans qu'il y ai aucn accord prealable, sinon ce n'est plus de le democratie. Qu'est ce que cela peut faire de perdre ou de gagner? L'important c'est de vivre l'experience, la pratiquer et l'accepter. Il est clair que les partisans du 8 Mars ne peuvent s'immaginer que le peuple n'en veut plus de ces choix alors la ou ils sentent la defaite, il se retire ou ne participe pas. C'est triste car comme leur mentor, ils apprennent a ne pas respecter la libre choix democratique. Ne l'avons nous pas vu avec la rection de 2008 et l'exposition des SS en chemises noires?

    Pierre Hadjigeorgiou

    03 h 18, le 09 novembre 2012

  • La vie politique des jeunes n'est pas sensee passer ni par les coulisses politiques traditionelles ni etre allignee a ces courants politiques aigris par la haine et le rejet des autres. La jeunesse pourra t elle se prevaloir a un moment donne de sa maturite d'une independance , dotee d'une vision consequente a un passe pas tres lointain, quand meme, et de nature a tracer les grandes lignes d'un programme dont l'objectif serait la mise en place d'assises pour un nouvel elan des jeunes vers un avenir dont ils assument la responsabilite d'en etre les precurseurs? " Il ne faudra pas attendre d'avoir soif pour tirer l'eau du puits" proverbe chinois..

    EDDE PAUL

    01 h 03, le 09 novembre 2012

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