« Avec le départ de Assem Salam, nous perdons une histoire, un patrimoine, une modernité, un esprit, une moralité, des rêves et une mémoire arabe et islamique que nous ne pouvons compenser, écrit Walid Joumblatt. Avec Assem Salam, nous faisons nos adieux à une amitié rare, un membre de la famille qui partageait nos points de vue même dans les circonstances les plus difficiles. Il a toujours été cet homme élégant, en apparence comme dans son attitude, aux remarques pertinentes, aux principes et aux avis immuables, à l’expérience et à la culture profondes. Il était connaisseur en tout, il abordait les autres avec un mélange de fierté et d’humilité, constamment au-dessus des futilités bien connues de la politique libanaise et arabe. »
M. Joumblatt ajoute que Assem Salam a cru en un islam modéré qui a régné en certaines époques historiques, l’islam de la Nahda qui a accompagné l’essor de la modernité en Occident. Il rappelle que Salam a refusé, « même au sein des tensions les plus fortes, de glisser dans le communautarisme et le confessionnalisme ». Il dit enfin que le disparu était un ardent défenseur de la cause palestinienne qu’il considérait comme une priorité.
Dans son éditorial, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) raconte comment Assem Salam attendait son heure après qu’on eut diagnostiqué chez lui une grave maladie. « Dernièrement, nous avons discuté d’Alep qui brûle à cause du régime (syrien) et des groupes armés, Alep dont le patrimoine est perdu à jamais, comme le patrimoine de Beyrouth a été perdu à jamais, poursuit-il. Assem Salam avait essayé de protéger ce patrimoine des grands promoteurs immobiliers dont la tyrannie équivaut à celle des régimes répressifs et des groupes armés. »
À Assem Salam, il adresse enfin ces mots : « Tu t’es éteint peu à peu, comme une flamme, après avoir illuminé les ténèbres. Tu nous manqueras beaucoup. Adieu, Assem bey. »
« Il a combattu pour la préservation de Beyrouth... »
Pour sa part, le ministre du Tourisme Fadi Abboud a estimé que le décès de Assem Salam est « une grande perte pour le Liban ». « Avec lui, Beyrouth perd une conscience d’ingénieur qui a combattu pour sa protection contre le chaos urbanistique, a-t-il ajouté. Ses prises de position historiques étaient la plus grande preuve de sa passion pour la capitale Beyrouth. »


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L'Islam de la Nahda???Celui d'El Afghani???je préfère ne rien dire...çà pourrait être mal pris...çà y est,Joumblatt se sent à nouveau une fibre islamiste...il pense ainsi préparer son "Futur"...
05 h 54, le 07 novembre 2012