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Santé - Maladies Chroniques

Diabète : mieux vaut prévenir que guérir

Le diabète ne cesse de gagner du terrain avec plus de 350 millions de personnes qui en souffrent dans le monde, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé. La prévention est possible.
Avec plus de 350 millions de personnes qui en souffrent dans le monde, le diabète est indéniablement le fléau du XXIe siècle. La maladie ne cesse de gagner du terrain, notamment dans les pays en voie de développement. Ceux-ci ont connu, au cours des dernières décennies, une importante évolution sociale et économique qui se traduit notamment par une modification du mode alimentaire, une réduction de l’activité physique, une tendance croissante à l’obésité et une augmentation du tabagisme.
Il convient de rappeler que les spécialistes distinguent deux formes de diabète. Le diabète de type 1 ou insulinodépendant qui survient dans 80 % des cas chez les jeunes âgés de moins de 20 ans. Cette forme de la maladie constitue environ 10 % de l’ensemble des cas. Elle est due à une carence en l’insuline sécrétée par le pancréas.
Le diabète de type 2, par contre, est causé par une résistance à l’insuline. Cette forme de la maladie survient généralement chez les adultes après l’âge de 40 ans. Or, de plus en plus de « patients jeunes », âgés de moins de 30 ans, sont diagnostiqués avec un diabète de type 2, en raison de la surcharge pondérale et de l’obésité abdominales, de la sédentarité et du mauvais mode alimentaire auxquels s’ajoute une histoire familiale de diabète.

Hygiène de vie saine
Si le facteur génétique du diabète ne peut pas être contrôlé, il est toutefois possible de maîtriser le facteur environnemental afin de prévenir un diabète de type 2. La Société libanaise d’endocrinologie insiste dans ce cadre sur la nécessité d’adopter une hygiène de vie saine basée sur l’alimentation équilibrée et « non amaigrissante », ainsi qu’une activité physique régulière. Cette hygiène de vie doit être inculquée aux enfants dès leur bas âge.
Ainsi, il est conseillé de manger d’une manière régulière, en évitant de sauter un repas ; de prendre son temps pour manger et de bien choisir des aliments riches en fibres, en vitamines, en minéraux et en antioxydants (des substances qui neutralisent tout composé nocif pour les cellules). Le poisson, les fruits et les légumes figurent sur la liste des aliments à privilégier. Il ne s’agit pas de se priver, mais de choisir des aliments sains, une petite douceur pouvant être tolérée occasionnellement. La Société libanaise d’endocrinologie affirme dans ce cadre que « le sucre n’est pas l’ennemi du diabète, mais l’excès de sucre, des produits sucrés et du gras ».
La société met en garde en outre contre les effets nocifs de l’alcool et du tabagisme, des études ayant montré un lien entre le tabac et la survenue du diabète.
Prévenir le diabète de type 2 implique également une activité physique régulière, au quotidien et non pas « les week-ends ».

Éduquer le patient
S’il n’est pas bien contrôlé, le diabète peut entraîner une rétinopathie (atteinte de la rétine entraînant une cécité), une néphropathie (insuffisance rénale), des complications microvasculaires et macrovasculaires, touchant respectivement les petits vaisseaux et les gros vaisseaux de l’organisme, ainsi que des maladies cérébrovasculaires et vasculaires périphériques, atteignant les vaisseaux des jambes et ceux des extrémités.
« Il faut éduquer le patient et le rendre responsable de sa maladie », insiste encore la Société libanaise d’endocrinologie, mettant l’accent sur « la nécessité d’individualiser les traitements, chaque patient étant unique ». « Dans ce but, il faut lui expliquer le but de contrôler sa maladie, poursuit-elle. Il ne suffit pas de faire l’hémoglucotest (technique pratiquée chez soi qui permet de mesurer instantanément le taux de glucose dans le sang) tous les jours, mais de réagir aux résultats en contactant son médecin pour une prise en charge adaptée. Le patient doit aussi se conformer au traitement médical. »
Le diabète est contrôlé, lorsque le taux du sucre est inférieur à 110 g/dl à jeun et à 140 g/dl après les repas. De même, il est important de mesurer le taux de l’hémoglobine glycosylée (Hb1Ac, un test qui permet de mesurer la concentration du glucose dans le sang durant les trois mois précédant la date du test) qui doit être inférieur à 7 %.
Chez les diabétiques de type 2, il faudrait en plus que la tension soit équilibrée (13/8), que le mauvais cholestérol-LDL soit inférieur à 100 mg/dl, que le bon cholestérol-HDL soit supérieur à 45 mg/dl chez les hommes et à 55 mg/dl chez les femmes, que le taux des triglycérides dans le sang soit inférieur à 150 mg/dl et que le tour de la taille soit inférieur à 94 cm chez les hommes et à 80 cm chez les femmes.
Avec plus de 350 millions de personnes qui en souffrent dans le monde, le diabète est indéniablement le fléau du XXIe siècle. La maladie ne cesse de gagner du terrain, notamment dans les pays en voie de développement. Ceux-ci ont connu, au cours des dernières décennies, une importante évolution sociale et économique qui se traduit notamment par une modification du mode alimentaire, une réduction de l’activité physique, une tendance croissante à l’obésité et une augmentation du tabagisme.Il convient de rappeler que les spécialistes distinguent deux formes de diabète. Le diabète de type 1 ou insulinodépendant qui survient dans 80 % des cas chez les jeunes âgés de moins de 20 ans. Cette forme de la maladie constitue environ 10 % de l’ensemble des cas. Elle est due à une carence en l’insuline sécrétée par le...
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