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Le journaliste libanais Fida Itani est rentré au Liban

Syrie "La révolution syrienne est vraiment en danger", déclare le journaliste qui avait été enlevé samedi à Alep par la "Brigade de la tempête du nord à Azaz".
olj.com
01/11/2012

Le journaliste libanais Fida Itani, enlevé samedi en Syrie par un groupe rebelle, est rentré jeudi soir à Beyrouth en provenance de Turquie, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a été accueilli à l’aéroport international de Beyrouth (AIB) par le ministre libanais de l'Information, Walid Daouk.

 

"Il s'est avéré pour moi, ces trois derniers mois, que la révolution syrienne est vraiment en danger", a déclaré le journaliste à partir de l’AIB, selon la chaîne télévisée libanaise LBCI pour laquelle il travaille.

Et de poursuivre : "J'ai été détenu pour six jours, alors que neuf Libanais (les pèlerins chiites enlevés en Syrie, ndlr) sont détenus depuis des mois. Il faut faire quelque chose pour eux."

 

La libération de M. Itani a été annoncée plus tôt dans la journée par la LBCI.

"Le journaliste Fida Itani a passé la frontière syrienne dans la nuit de mercredi et il est entré en Turquie. Il sera transféré bientôt à Beyrouth", a précisé la chaîne sur son site internet.

 

Un groupe se faisant appeler "Brigade de la tempête du nord à Azaz", localité de la province d'Alep et frontalière de la Turquie, avait revendiqué son enlèvement samedi. Abou Ibrahim, un homme lié à cette Brigade, cité par la LBCI, a affirmé que le journaliste avait été emmené de la ville d'Alep à la localité rebelle d'Azaz car il prenait beaucoup de photos, éveillant des soupçons.

 

Des informations contradictoires avaient circulé mercredi soir sur le sort du journaliste qui a accusé la Turquie de retarder sa libération. "Un des prétextes invoqués par un responsable turc est que les autorités turques veulent m'emmener en avion privé et cela retarde mon transfert en Turquie", avait déclaré M. Itani mercredi soir dans un appel téléphonique à la LBCI.

 

Aujourd'hui, le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a démenti que la Turquie ait tenté de retarder la libération du journaliste. Selon le responsable libanais, il s'agit là d'un malentendu.

 

M. Itani était apparu dimanche dans une vidéo postée par le groupe rebelle syrien.

 "Je suis assigné à résidence auprès de la +Brigade de la tempête du nord+ et je vais bien", avait déclaré le journaliste dans cette vidéo de 20 secondes. Outre la LBCI, Fida Itani travaille pour le quotidien libanais al-Akhbar.

 

Le groupe rebelle du nord de la Syrie qui a revendiqué "l’arrestation" de M. Itani sur sa page Facebook avait affirmé le détenir en raison de ses reportages sur le terrain "non compatibles avec la révolution" syrienne.

"Il s’est avéré après enquête que le travail du journaliste Fida Itani n’est pas compatible avec la révolution (...), nous l’avons donc mis en résidence surveillée pour une courte période. Il sera libéré dès que le reste des données demandées à son sujet sera réuni", précisait un communiqué posté sur cette page.

 

"Ses reportages et ses vidéos ne prouvent pas son implication auprès de groupes hostiles à la révolution, mais son travail journalistique ne lui permet plus de rester dans les zones contrôlées par les révolutionnaires", précisait le communiqué de la "Brigade de la tempête du nord à Azaz".

 

De vastes pans de territoire dans le Nord et le Nord-Ouest frontalier de la Turquie échappent depuis plusieurs mois au contrôle du régime de Bachar el-Assad, selon des ONG et des correspondants de l’AFP sur place.

Abou Ibrahim, un homme originaire de Azaz, s’est fait connaître en enlevant les onze pèlerins chiites libanais cet été. Deux d'entre eux seulement ont été libérés il y a quelques semaines.

 

D’après des ONG et des militants, Abou Ibrahim n’est pas un rebelle, mais un ancien contrebandier qui se servirait de la révolte pour faire de l’argent.

 

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) avait exprimé dans un communiqué "sa vive inquiétude" et réclamé la libération de M. Itani "sans délai ni condition". "Le travail des journalistes n’est pas destiné à être compatible avec la vision des forces en présence", selon elle.

 

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