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Cinema- - À L’Affiche

Que le ciel nous tombe sur la tête !

Enfin, il est là, le dernier cru de James Bond et ce sont toutes les salles beyrouthines qui assurent sa sortie. Baptisé « Skyfall », ce film nous tombe gentiment et délicieusement sur la tête. Élégance, action et nostalgie y sont au rendez-vous.

Un 007 (Daniel Craig) entre modernité et tradition.

Skyfall,
de Sam Mendes

Avec Daniel Craig, Judi Dench et Javier Bardem.

Skyfall est le 23e long-métrage de la saga James Bond, entamée en 1962 avec James Bond 007 contre Dr. No. Avec ce nouvel opus, la célèbre franchise fête ses 50 ans et, pour la première fois, la réalisation d’un Bond est confiée à un cinéaste oscarisé. Peu habitué aux grosses productions du genre, le Britannique Sam Mendes, réalisateur d’American Beauty (oscar du meilleur film en 2000) et de Revolutionnary Road, présente un opus très intéressant des aventures de l’agent 007. Il avoue lui-même sur le site d’Allo-ciné : « J’ai une histoire personnelle avec Bond, elle a commencé lorsque j’avais 9 ou 10 ans – à la sortie de Live and Let it Die. »
Et c’est avec le scénariste John Logan, issu du monde du théâtre, que ce volet prend une tournure non seulement basée sur l’action, mais aussi sur les dialogues qui donnent une dimension très humaine aux personnages.
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre et se lancer sur les traces d’un mystérieux hacker dont il doit identifier l’objectif secret.
Skyfall marque le retour de Q, personnage culte de la saga qui fournit en gadgets l’agent secret. Longtemps incarné par Desmond Llewelyn, décédé en 1999, Q n’a plus apparu dans Casino Royale ni dans Quantum of Solace. Dans Skyfall, c’est un jeune homme sous les traits de Ben Whishaw qui campe ce personnage. Il y a donc beaucoup de modernité et d’innovation, mais aussi beaucoup de tradition respectée dans cet opus. Tant dans l’apparition de la voiture Aston Martin DB5 que dans le retour en Écosse (pays de Sean Connery), ou encore dans la multiplication des poursuites qui sont une tradition à Bond (sans effets spéciaux, mais avec beaucoup de cascades effectuées par l’acteur lui-même), l’inamovible scène de casino et, bien sûr, la présence de « M », une Judi Dench qui assure pour la 7e fois son rôle de directrice de MI6.
Et, last but not least, la présence d’un superméchant, blond à souhait – évoquant Gert Frobe (Goldfinger) ou Robert Shaw (From Russia with Love) – d’un blond platine froid, qui rappelle également un autre méchant : Hannibal Lecter. Après le second rôle de méchant chez les Coen, Bardem revient dans ce rôle qui pimente bien le film. Hitchcock n’avait-il pas assuré que plus le portrait d’un méchant est bien décrit, plus la réussite de l’œuvre est assurée ?
Enfin, ce qu’on aime dans Skyfall c’est le début ainsi que la fin, bien ficelés, sans failles. De l’action et un très bon scénario, une très belle mise en scène à la fois intimiste comme l’aime Mendes et tournée à l’extérieur, puisque mis à part les plans pris à Londres (assez nombreux quand même), on voyage vers la Turquie, Shangai et Macao.
Après le banal mais compliqué Quantum of Solace, voici un bon cru de Bond qui remet l’action sur les rails, sur l’essentiel qui a fait de la franchise une franchise pérenne.

Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity, Empire Dunes/Sodeco/Galaxy, Espace, Cinemall
Skyfall, de Sam Mendes Avec Daniel Craig, Judi Dench et Javier Bardem.Skyfall est le 23e long-métrage de la saga James Bond, entamée en 1962 avec James Bond 007 contre Dr. No. Avec ce nouvel opus, la célèbre franchise fête ses 50 ans et, pour la première fois, la réalisation d’un Bond est confiée à un cinéaste oscarisé. Peu habitué aux grosses productions du genre, le Britannique Sam Mendes, réalisateur d’American Beauty (oscar du meilleur film en 2000) et de Revolutionnary Road, présente un opus très intéressant des aventures de l’agent 007. Il avoue lui-même sur le site d’Allo-ciné : « J’ai une histoire personnelle avec Bond, elle a commencé lorsque j’avais 9 ou 10 ans – à la sortie de Live and Let it Die. » Et c’est avec le scénariste John Logan, issu du monde du théâtre, que ce volet prend...
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