Le Bloc des députés d’Achrafieh, présidé par M. Michel Pharaon, a protesté hier contre le rejet d’une demande de transfert de fonds de 600 millions de livres au bénéfice des familles sinistrées d’Achrafieh.
Dans une déclaration faite à l’issue d’une visite de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, au bureau de M. Pharaon, ce dernier a déclaré : « Le quartier d’Achrafieh a été atteint dans son âme et son corps, et c’est de ce double coup qu’il se relève aujourd’hui, en resserrant les rangs, en déléguant à une équipe le soin de faire le lien avec tous les organismes officiels et privés susceptibles de lui apporter l’aide nécessaire à son redressement. »
« Il est tout aussi vrai, a ajouté M. Pharaon, qui s’exprimait en présence de MM. Jean Oghassabian et Serge Tor Sarkissian, que nous ne resterons pas passifs si nous constatons que les secours tardent, en raison de conduites mesquines ou de règlements de comptes. »
Et le parlementaire de souligner qu’il a demandé au ministère de l’Intérieur la raison pour laquelle un transfert de fonds de 600 millions de livres destinés aux sinistrés a été rejeté, d’autant qu’il s’était entendu à l’avance, à ce propos, avec le chef de l’État et le ministre de l’Intérieur.
« La dignité des familles sinistrées doit être placée au-dessus de toutes les considérations mesquines et les règlements de comptes », a dit M. Pharaon, tout en précisant qu’il croyait l’affaire conclue avec la municipalité de Beyrouth et que « cette somme devait couvrir une partie des indemnités convenues pour les familles sinistrées ».
Le député d’Achrafieh s’est désolé du « malentendu, délibéré ou fortuit », qui s’est produit, ajoutant qu’il s’emploierait à le dissiper « dans les prochaines heures ».
« La blessure est ouverte, mais la colère gronde, a averti M. Pharaon. Nous n’accepterons pas que les familles sinistrées soient privées de leurs droits ; nous ne tournerons pas la page sans demander des comptes et nous ne plierons pas l’échine devant le mal qui nous a frappés. Et surtout, nous ne permettrons pas la réédition de ce qui s’est passé au lendemain de la catastrophe de Fassouh, dont les familles n’ont toujours pas touché leurs indemnisations. »
Pour mémoire
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Je rectifie la tournure de ma phrase: En fait je voulais dire: il n'y a aucune excuse POUR NE PAS citer de noms... Merci.
08 h 19, le 31 octobre 2012