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Économie - Euro-Obligations

Berlin et Paris campent sur leurs positions

Le désaccord franco-allemand sur les euro-obligations a été ravivé hier, Paris et Berlin campant fermement sur leurs positions avant un sommet européen qui doit étudier la proposition remise sur la table par le président de l’UE Herman Van Rompuy.
« Vous pouvez le tourner comme vous le voulez : qu’on appelle ça des eurobills, des fonds de rédemption de la dette ou comme auparavant des euro-obligations, ce type d’émission de dette commune ne pourra se faire avec notre gouvernement », a prévenu le ministre délégué aux Affaires européennes allemand, Michael Link, en marge d’une réunion ministérielle à Luxembourg. « Nous l’avons toujours dit de manière très claire à nos partenaires européens », a-t-il rappelé. « Eh bien nous, c’est oui, tout aussi clairement », a réagi son homologue français Bernard Cazeneuve. « L’ambigüité n’est pas bonne pour la relation franco-allemande », a-t-il estimé, ajoutant que « les compromis entre la France et l’Allemagne ne sont jamais aussi forts que quand la France et l’Allemagne se parlent franchement ».
Michael Link n’est pas de cet avis et préférerait ne pas donner l’impression d’une UE divisée au sommet de jeudi et vendredi. « Proposer des choses (...) qui pour certains ne sont pas acceptables ne fait que conduire à un sommet qui donnera à nouveau une impression de division », a-t-il prévenu.
Dans un rapport intérimaire qui doit encore être peaufiné d’ici à décembre, le président de l’UE ne va pas jusqu’à parler ouvertement d’euro-obligations. Mais il évoque un budget central de la zone euro, dont un élément-clé « serait sa capacité à emprunter ». Il y évoque notamment des instruments de dette à court terme (Treasury Bills), mais aussi un fonds d’amortissement de la dette des États membres.
Berlin et Paris s’opposent également sur la nouvelle supervision bancaire de la zone euro.

(Source : AFP)
Le désaccord franco-allemand sur les euro-obligations a été ravivé hier, Paris et Berlin campant fermement sur leurs positions avant un sommet européen qui doit étudier la proposition remise sur la table par le président de l’UE Herman Van Rompuy.« Vous pouvez le tourner comme vous le voulez : qu’on appelle ça des eurobills, des fonds de rédemption de la dette ou comme auparavant des euro-obligations, ce type d’émission de dette commune ne pourra se faire avec notre gouvernement », a prévenu le ministre délégué aux Affaires européennes allemand, Michael Link, en marge d’une réunion ministérielle à Luxembourg. « Nous l’avons toujours dit de manière très claire à nos partenaires européens », a-t-il rappelé. « Eh bien nous, c’est oui, tout aussi clairement », a réagi son homologue français...
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