Le chef du Bloc du changement et de la réforme, le général Michel Aoun, a évoqué mardi l'affaire de l'évasion de trois islamistes de la prison de Roumieh en interrogeant : "Qui facilite l'évasion des prisonniers? Je suis sûr que ce ne sont pas +les anges+, mais des officiers à l'intérieur de la prison". Il y a des "démons" au sein des forces de l'ordre, a poursuivi M. Aoun, pour qui l'évasion va "au-delà du scandale".
"Comment peuvent-ils arrêter un espion (à la solde d'Israël) et ne pas contrôler un établissement pénitentiaire", a ajouté le député, tenant les services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) pour responsables.
Vendredi dernier, des responsables sécuritaires ont annoncé l'évasion de Roumieh de trois membres de Fateh el-Islam, un Palestinien, un Syrien et un Algérien. Selon les médias libanais, l'évasion aurait eu lieu il y a deux mois.
Seize personnes sont impliquées dans ce scandale dont dix feront l’objet d’une plainte pour complicité. Il s’agit notamment du directeur de la prison, d’un sous-lieutenant, de deux sergents et de trois geôliers.
Aujourd'hui, le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a porté plainte contre 11 officiers de la prison. Ils ont été déférés devant le premier juge d'instruction militaire, a rapporté l'Agence nationale d'information.
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