Le Fonds monétaire international (FMI) a revu ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse, tablant sur une augmentation réelle du PIB à 2 % pour 2012 contre une estimation initiale de 3 %, et comparé à un taux de 5,3 % pour les pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), 1,2 % pour les économies importatrices de pétrole et 2 % pour les pays du Maghreb. Cette prévision de croissance pour le Liban est également à mettre en comparaison avec un taux de 5,3 % dans les pays émergents et une moyenne mondiale de 3,3 %.
Le taux de croissance estimé pour le Liban en 2012 en ferait la plus lente économie parmi les pays de la région MENA, mais similaire à celle de Bahreïn et de l’Égypte. En outre, toujours selon le FMI cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, trois autres pays arabes devraient voir leur économie se contracter cette année. En 2012, le Liban serait alors la 34e économie la plus lente dans le monde en excluant les pays en récession.
Plus en détail, le FMI a prévu un taux de croissance pour le Liban à 2,5 % en 2013 contre un chiffre de 3,6 % dans les pays de la région MENA et 3 % pour les économies du Maghreb. Par ailleurs, l’institution mondiale a indiqué prévoir une inflation à 6,5 % cette année au Liban, soit le septième taux le plus élevé de la région, contre une moyenne de 10,4 % pour la région MENA et 8,2 % pour la région du Maghreb. Il est à noter que le taux d’inflation libanais s’est situé en moyenne à 5 % en 2011 et 4,5 % en 2010. Le FMI a en outre estimé le déficit des comptes courants à 16,2 % du PIB en 2012 en comparaison avec un excédent de 12,2 % du PIB dans la région et un déficit de 6 % du PIB pour les pays du Maghreb. Il est à noter que le Liban avait enregistré un déficit de ses comptes courants à hauteur de 14 % du PIB en 2011 et 9,6 % du PIB en 2010.
En parallèle, le FMI a maintenu son estimation de croissance du PIB libanais à 1,5 % en 2011 en comparaison avec un taux des taux de 3,3 % pour la région MENA, d’1,8 % pour les économies du Maghreb, 6,2 % pour les marchés émergents et 3,8 % pour la croissance mondiale.
EFG Hermes encore plus pessimiste
De son côté, la banque d’investissement EFG Hermes est encore plus pessimiste que le FMI en ce qui concerne la croissance du PIB libanais, prévoyant un taux de 1 % en 2012 contre une estimation initiale de 2,5 % et en comparaison avec un chiffre de 1,5 % pour 2011. L’institution a attribué ses changements à la faible performance de l’économie libanaise cette année, comme en ont témoigné les indicateurs de croissance.
Ces derniers indiquent un ralentissement de la croissance en comparaison avec l’année dernière. EFG Hermes a ajouté que les dépenses en capitaux avaient totalisé 193 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de l’année, contre 2 milliards de dollars alloués au projet de budget 2012.
La banque d’investissement a ainsi attribué le manque de budget ratifié et la guerre en Syrie comme principaux facteurs ayant influé sur les secteurs économiques libanais. Pour 2013, EFG Hermes a également abaissé ses prévisions de croissance à 1,5 % contre une estimation initiale à 4,5 % en raison des risques politiques qui pourraient happer la performance économique l’an prochain. En parallèle, la banque a considéré que les chances étaient peu probables que le projet de budget 2013 soit adopté par le Parlement en raison des divisions au sein de la classe politique libanaise. Enfin, la banque a souligné que la confiance en la livre libanaise demeurait stable, soutenue par des réserves importantes en devises étrangères de la Banque du Liban (BDL) et par les liquidités des banques.
Le taux de croissance estimé pour le Liban en 2012 en ferait la plus lente économie parmi les pays de la région MENA, mais similaire à celle de Bahreïn et de l’Égypte. En outre, toujours selon le FMI cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, trois autres pays arabes...

