L’âme des lieux
Les souks d’Alep ont disparu. Que de couleurs, que de senteurs, que de cris et de voix sont partis en fumée avec ces lieux magiques ! Alep la belle souffre aujourd’hui de la folie meurtrière d’un tyran et laisse une plaie béante dans le souvenir de tous ceux qui l’ont connue telle une amie chère qui nous a quittés. Dans cet au-delà auquel on veut croire, retrouverons-nous les endroits qu’on a chéris ? Les lieux qui ont une âme ?
Dolly TALHAMÉ
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Encore des tours
J’apprends qu’il y a deux tours de 33 étages qui se préparent à pousser dans la rue Adib Ishak, à Achrafieh. La rue est déjà inhabitable à cause des problèmes de circulation, et tous les immeubles du quartier (même les plus récents) ne dépassent pas les 12 étages.
Est-ce qu’il est encore temps de lancer une pétition contre ce genre de construction ? Est-ce qu’il y a d’autres moyens de pression ? Je ne voudrais pas ne rien tenter, sous prétexte qu’on n’y peut rien.
Rabih NASSAR
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Mare nostrum
C’est la pleine lune. Mon verre de champagne à la main, je fais tournoyer les bulles pour observer leur scintillement sous le clair de lune. Je suis sur une terrasse qui surplombe le petit bout de Méditerranée qui nous est offert gracieusement par Dieu, un bout qui contribue à la magie de la création. Je laisse mon regard vagabonder au loin, folâtrer sur les vaguelettes, les algues, les galets. Tout était si clair, si net, si précieux. Tout d’un coup, mes yeux sont happés par une véritable sculpture, une œuvre d’art naturelle, façonnée par les doigts d’une divinité : un grand rocher en gradin blanc laiteux qui cache ses replis plantureux comme un amant qui cacherait les atours de sa bien-aimée au regard des curieux... J’éprouve soudain un haut-le-cœur. Mes sens arrêtent leur ascension extatique et dégringolent au plus bas, encore plus bas que la géhenne. Qu’ai-je vu? Une marée de déchets, de sacs, de cageots, de boîtes, de caoutchouc, une marée tapie là, tranquille au pied de cette divinité sculpturale.
C’est dans cette même eau que nous nageons. Il suffit d’un petit vent, d’un courant pour ramener ces déchets sur la côte bleu turquoise de notre chère Méditerranée, pour la souiller et dispenser la gale sur nos corps que nous cherchons à garder sains.
Nous sommes en grand danger écologique, physiologique, moral, économique, que sais-je... Le temps presse. De grâce agissons !
Face à la mare medi terra maculée, les bulles dans mon champagne ont cessé de pétiller.
Mona MOUKARZEL
Encore des toursJ’apprends qu’il y a deux tours de 33 étages qui se préparent à pousser dans la rue Adib Ishak, à Achrafieh. La rue est déjà inhabitable à cause des problèmes de circulation, et tous les immeubles du quartier (même les plus récents) ne dépassent pas les 12 étages.Est-ce qu’il est encore temps de lancer une pétition contre...


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@Rabih NASSAR Et oui, ils sont malheureusement trop bien pistonnés comprenez donc que rien ne les arrêtera. C'est désolant mais, dans un quartier où il faisait si bon de vivre, ils sont en train de construire deux (2) monstres, et cela sans scrupules et sans un regard ni égards pour les immeubles et les maisons avoisinantes ni pour le cachet du quartier et son identité et surtout pas pour l’environnement. Si vous avez l'occasion de passer, la visite vaut le détour.
05 h 37, le 08 octobre 2012