« Je suis un citoyen libanais ordinaire, mais j’ai une idée pour combattre la cherté de vie dont se plaignent beaucoup de citoyens, surtout ceux des classes moyenne et pauvre, concernant particulièrement les produits habituellement présents dans les supermarchés, soit les produits alimentaires.
Que l’État ouvre des coopératives alimentaires partout dans le pays (éventuellement jusqu’à une cinquantaine ), qu’il importe les denrées de première nécessité concernées directement (à des prix naturellement bien plus avantageux que ceux des autres importateurs, vu les grandes quantités impliquées) et qu’il les revende au prix coûtant, c’est-à-dire comprenant la valeur des produits en question à quoi s’ajouteraient la taxe douanière, la TVA et les frais d’entretien desdites coopératives. Ainsi, il aura atteint un double objectif : premièrement, en recrutant des milliers d’employés pour ces coopératives (contribuant ainsi à réduire le chômage) et deuxièmement, en aidant les classes à revenus limités à économiser, en réduisant leurs dépenses (offrant ainsi une énorme contribution à la stabilité socio-économique du pays).
Ce faisant, le gouvernement aura réussi à abaisser considérablement la tension sociale que la situation irrégulière actuelle est en train d’engendrer, suite au sentiment d’injustice (souvent justifié) qui frappe les classes non nanties, ce qui ne manquera pas de créer une société plus équilibrée et plus homogène, avec moins de disparités, et par conséquent de troubles, d’agitations, de grèves, de sit-in, de vols, de cambriolages, d’enlèvements et d’assassinats.
Une autre suggestion: l’État devrait diffuser à travers les médias des programmes comportant des conseils émanant d’experts dans le planning social afin de convaincre de la nécessité de contribuer à limiter la démographie galopante parce qu’il n’est plus permis de voir, au XXIe siècle, des pères de famille de 8 à 10 enfants en train de manifester contre la vie chère et sous prétexte qu’ils n’ont pas assez à manger. »


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