Alors que le pays croule sous le poids d’une dette incroyable, que la récession augmente de plus en plus dans le pays, que la grogne sociale se fait entendre à tous les niveaux, que les gens s’usent pour survivre, que les pères de famille triment pour assurer le minimum à leurs enfants. Alors que ces enfants ne peuvent plus aller à l’école faute de pouvoir payer leur scolarité, que les jeunes partent en masse pour s’assurer un salaire décent, que nous payons honteusement deux fois les factures d’électricité et d’eau, parce que notre gouvernement n’a pas trouvé ou ne veut pas trouver de solution à ce problème depuis 30 ans. Alors que le peuple n’en peut plus de courir, de suer et de souffrir, que le salaire minimum dans ce pays est une insulte à la personne, que fait notre gouvernement ? Il décide d’augmenter de 35 % le salaire de ses présidents, de ses ministres et de ses députés ! Du jamais-vu ! Du jamais entendu ! Une aberration ! Une honte ! Mais comment ont-ils osé même y penser ? Comment ont-ils osé l’annoncer au peuple ? De quelle trempe sont donc constitués nos dirigeants ? N’ont-ils plus aucune décence ? Aucune dignité ? Aucune pudeur ? Sont-ils tous atteints d’amnésie et ont-ils oublié qu’ils ont été élus pour travailler pour le peuple, améliorer ses conditions de vie, lui assurer un minimum de survie ? En France, la première chose qu’a faite François Hollande après son élection à la présidence a été précisément de diminuer le salaire des membres de son gouvernement. Ici que font-ils ? Ils augmentent leur propre salaire ! Ils assurent leur bien-être, leur quiétude et leur avenir ! Mais nous ne sommes pas la France ! Nous payons le prix d’un choix que nous avons fait, d’un gouvernement que nous avons élu, de dirigeants qui n’ont plus aucune décence face à la misère. Ces 35 % sont plus qu’une honte. C’est une insulte et une gifle à ce peuple qui, fatigué, lassé, usé, n’a plus la force de se révolter et de hurler son dégoût, face à ceux qui le gouvernent.
Alors que le pays croule sous le poids d’une dette incroyable, que la récession augmente de plus en plus dans le pays, que la grogne sociale se fait entendre à tous les niveaux, que les gens s’usent pour survivre, que les pères de famille triment pour assurer le minimum à leurs enfants. Alors que ces enfants ne peuvent plus aller à l’école faute de pouvoir payer leur scolarité, que les jeunes partent en masse pour s’assurer un salaire décent, que nous payons honteusement deux fois les factures d’électricité et d’eau, parce que notre gouvernement n’a pas trouvé ou ne veut pas trouver de solution à ce problème depuis 30 ans. Alors que le peuple n’en peut plus de courir, de suer et de souffrir, que le salaire minimum dans ce pays est une insulte à la personne, que fait notre gouvernement ? Il décide...
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S'ils avaient honte, chère amie, ils ne seraient pas là où ils sont.
Halim Abou Chacra
07 h 28, le 03 octobre 2012
Hormis l'argumentaire très justement développé dans l'article et la notion de honte, il y a aussi le mérite que nos dirigeants sont loin, mais alors très loin, d'avoir. Parce que si l'on se fie au principe que tout travail mérite salaire, il aurait fallu diminuer leurs salaires de... euh, je crois que le calcul est vite fait. Bon allez, on va être clément, on va dire de 90 %.
Robert Malek
05 h 07, le 03 octobre 2012
"Honte de quoi?" s’informa le Petit Prince de Saint-Exupéry.
Honte? Mais de quoi donc?
De quelle «honte» s’agit-il ici?
Ce sentiment de honte semble totalement absent du vocabulaire de nos dirigeants
Mais sérieusement, à quoi pensent-ils donc, lorsqu’ils prennent leurs décisions ?
S'ils avaient honte, chère amie, ils ne seraient pas là où ils sont.
07 h 28, le 03 octobre 2012