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Liban - Réunion Des Commissions Pour La Loi Électorale

Un premier test, place de l’Étoile, et beaucoup de divergences

Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, présidant la séance d’hier. Photo Hassan Assal

Avec la réunion hier des commissions parlementaires, place de l’Étoile, on peut réellement affirmer que le débat sur la prochaine loi électorale a commencé. Pourtant, selon les participants, les discussions ont plus porté sur des considérations générales que sur le projet présenté par le gouvernement. Mais au moins, contrairement au précédent rendez-vous que les députés du 14 Mars avaient boycotté, la plupart des députés étaient présents et ils ont décidé d’intensifier les réunions pour arriver au rythme de deux par semaine (les mardis et les jeudis), à partir du 2 octobre.

 

En principe, le Parlement devrait avoir adopté une nouvelle loi électorale avant le début de 2013, le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel ayant réclamé un délai de cinq mois pour pouvoir organiser les élections. Les débats devraient donc être limités dans le temps. C’est d’ailleurs ce qu’a réclamé le député Samy Gemayel qui a insisté sur l’importance de respecter un délai pour ne pas laisser les débats s’éterniser.


À l’issue de la réunion qui s’est terminée vers 14 heures, le vice-président de la Chambre Farid Makari, qui l’a présidée, s’est adressé aux journalistes. Il a ainsi expliqué que les discussions ont mis en évidence l’existence de points de vue divergents. Ce qui, selon lui, est normal, puisque plusieurs facteurs interfèrent dans ce débat, notamment les intérêts nationaux, partisans et confessionnels, ainsi que les positions de principe et le pragmatisme. Makari a encore déclaré qu’il espère en fin de compte que les députés parviendront à s’entendre sur un même projet qui servira l’intérêt des Libanais et leur droit à une représentation équitable. Il s’est déclaré optimiste sur la possibilité d’aboutir à un accord au cours des prochaines semaines « pour que des élections législatives réussies puissent se dérouler au Liban, à la date prévue ». Il a enfin annoncé la tenue de la prochaine séance le mardi 2 octobre à 10h du matin.

En réponse à une question, le vice-président de la Chambre n’a pas exclu la possibilité de tenir « quatre réunions par semaine s’il le faut. Mais pour l’instant, a-t-il ajouté, nous nous contenterons de deux pour ne pas entraver les travaux des commissions ».


Le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel a confirmé aux journalistes qu’il commencera les préparatifs pour les élections à la fin de l’année sur la base de la loi qui aura été adoptée. Au sujet de la réunion d’hier, il a été moins évasif que le vice-président de la Chambre, reconnaissant que « les discussions ont été animées, voire chaudes à certains moments, mais toujours dans un esprit démocratique ».

 


Polémiques Hamadé-Ammar et Kataëb-CPL


Il a fallu attendre les confidences de certains députés pour apprendre que le ton est plusieurs fois monté entre les députés, en particulier entre Marwan Hamadé et Ali Ammar, notamment lorsque le premier a lancé le débat sur la présence des armes du Hezbollah, laissant entendre qu’il ne peut y avoir d’élections alors que le Hezbollah conserve ses armes. À quoi Ammar a répondu qu’il ne comprend pas pourquoi ce sujet est remis sur le tapis, d’autant qu’il y a eu des élections en 2005 et en 2009, en dépit des armes de la résistance. Plus même, en 2005, un accord avait été conclu entre le Hezbollah, Amal, le courant du Futur et le PSP, et nul n’avait songé à ce moment-là à protester contre les armes de la résistance. Au cours de la réunion, il y a eu aussi des échanges vifs entre les députés du bloc du Changement et de la Réforme et ceux des Forces libanaises et des Kataëb, les uns accusant les autres de vouloir gagner du temps pour en rester à la loi actuelle et les autres affirmant que le projet de loi du gouvernement a été taillé à la mesure du CPL. Entre les deux, les députés du bloc de Walid Joumblatt se sont distingués en exprimant clairement leur volonté d’en rester à la loi actuelle et leur opposition au projet de loi présenté par les chrétiens du 14 Mars. Les points de vue sont donc encore très éloignés, d’autant que les intérêts sont contradictoires, mais les discussions doivent se préciser dès la semaine prochaine.

 

Lire aussi :

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Pour mémoire :

Une entente sur la loi électorale reste, pour l’heure, hors de portée, l'éclairage de Philippe ABI-AKL

 

Un accouchement dans la douleur et une armée de mécontents, l'article de Jeanine JALKH

Avec la réunion hier des commissions parlementaires, place de l’Étoile, on peut réellement affirmer que le débat sur la prochaine loi électorale a commencé. Pourtant, selon les participants, les discussions ont plus porté sur des considérations générales que sur le projet présenté par le gouvernement. Mais au moins, contrairement au précédent rendez-vous que les députés du 14 Mars avaient boycotté, la plupart des députés étaient présents et ils ont décidé d’intensifier les réunions pour arriver au rythme de deux par semaine (les mardis et les jeudis), à partir du 2 octobre.
 
En principe, le Parlement devrait avoir adopté une nouvelle loi électorale avant le début de 2013, le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel ayant réclamé un délai de cinq mois pour pouvoir organiser les élections. Les débats...
commentaires (3)

Quelle que soit la loi électorale choisie, des élections libres et surtout démocratiques, avec certaines formations armées contrôlant directement plus que le tiers des suffrages, il n'y aurait jamais. Et, si le quatorzième parallèle de Mars sort gagnant, c'est qu'il serait en fait doublement gagnant dans ce contexte...

SAKR LEBNAN

04 h 57, le 28 septembre 2012

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Commentaires (3)

  • Quelle que soit la loi électorale choisie, des élections libres et surtout démocratiques, avec certaines formations armées contrôlant directement plus que le tiers des suffrages, il n'y aurait jamais. Et, si le quatorzième parallèle de Mars sort gagnant, c'est qu'il serait en fait doublement gagnant dans ce contexte...

    SAKR LEBNAN

    04 h 57, le 28 septembre 2012

  • Il faut que chaque Communauté élise ses propres représentants dans une Seule circonscription englobant Tout le Liban, à la proportionnelle à Liste sans tête de Liste mais avec vote Préférentiel, limitée par un minimum que chaque parti devra atteindre pour avoir un élu ; e.g. un minimum de 5% pour les Sunnites, Maronites et Chiites et 10% pour les autres plus faibles démographiquement. Le Ministère sera pour moitié chrétien, pour moitié musulman avec un Président du Conseil à tour de rôle pour deux quadrimestres successifs, limité aux six communautés historiques, sunnite, chiite, druze musulmanes ; maronite, orthodoxe, catholique chrétiennes. Étant entendu que la Législature durera 4ans. (6 x 8 mois = 4 ans). Ainsi sur tout le territoire chacun élira ses députes selon sa confession d’après le nombre de sièges revenant à celle-ci. Total = 200, Musulmans : Sunnites 42 ; Chiites 42 ; Druzes 14 ; Alaouites 2 - Chrétiens : Maronite 48 ; Orthodoxe 24 ; Melkite 13 ; Armén Orth. 8 ; Armén Cath. 1 ; Latins 1 ; Protestants 1 ; Syrq Ortd. 2 ; Syrq Cath. 1 ; Assyr-Chaldeen 1. On vérifiera par là le poids réel de chaque parti auprès de toutes les communautés ; un parti chrétien présentant une liste de 42 candidats sunnites ou chiites, ou un Parti chiite ou sunnite de présenter une liste de 48 maronites ou de 24 orthodoxes. On vérifiera ainsi quel poids ce Parti représente-t-il réellement, surtout en dehors de sa propre communauté.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 56, le 28 septembre 2012

  • Ca gigote ca cracote ca tournicote et cot et cot et cot et cot!

    Caline Abchee

    02 h 24, le 28 septembre 2012

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