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Liban - Initiative

Un projet pour encourager les jeunes à dépasser la guerre

Rapprocher les jeunes issus de différentes communautés afin qu’ils vivent ensemble en paix après la guerre. Telle est l’une des composantes d’un programme intitulé « Renforcer la paix civile au Liban », mis en place par le Programme des Nations unies pour le developpement (PNUD) en partenariat avec l’Union européenne.
C’est la seconde phase du programme qui est actuellement en cours, souligne le chef du projet Fadi Hajjar, notant que la premiere étape avait été lancée en 2007 et s´était achevée en 2011.
Ce programme, à cinq volets, englobe l’éducation, les médias, la gestion des conflits sur le plan local, le travail avec les jeunes, notamment dans les universités, ainsi que la coopération avec les ONG spécialisées, explique-t-il. M. Hajjar note qu’en ce qui concerne l’éducation, des efforts sont déployés en matière de civisme à travers la mise à la disposition des enseignants d’une boîte à outils leur permettant de sensibiliser leurs élèves à la paix civile. Le travail est effectué conjointement avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
Dans le cadre de la gestion des conflits sur le plan local, la coopération se fait avec les municipalités. Un certain nombre d’entre elles a été sélectionnné dans diverses régions libanaises de façon à ce qu’elles soient représentatives de la population, dit-il.
Sur le plan des universités, il existe un projet visant à la création de clubs qui œuvrent à encourager les étudiants à entamer le dialogue entre eux. Le projet n’a malheureusement pas été adopté par l’Université libanaise, mais par des institutions privées, notamment l’USJ, la LAU, l’Université Haïgazian et l’Université de Balamand, note-t-il.
En ce qui concerne les ONG, des formations sont assurées à celles qui travaillent dans le domaine de la gestion des conflits.

Search for Common Ground
Dans le cadre des médias, le chef du projet note que ce sont les médias sociaux qui sont notamment concernés par le programme. Ainsi, une page Facebook, un compte Tweeter et un site Internet ont été créés. Ce sont surtout des émissions proches de la téléréalité qui sont diffusées. Elles ont été présentées durant deux saisons sur les écrans de la LBCI.
La dernière en date était intitulée « The Team » et relatait l’histoire d´une équipe de football constitutée de jeunes chrétiens et musulmans originaires de Aïn el-Remmaneh et de Chiyah. Le casting avait englobé aussi bien des acteurs professionnels que des jeunes venus de ces deux quartiers rivaux de la banlieue de Beyrouth. Ce projet avait été mis en place avec la coopération de l’organisation Search for Common Ground, qui siège à Washington et à Bruxelles, et qui est présente dans une trentaine de pays ayant connu des guerres. Elle œuvre notamment pour la réconciliation entre les peuples.
Dans le cadre du travail qu’elle effectue avec le PNUD, Search for Common Ground prend en charge la promotion des médias alternatifs.
« Nous voulons lancer le débat avec les jeunes sur l’identité libanaise et sur le partenariat intercommunautaire, indique M. Hajjar. Nous utilisons les médias alternatifs pour atteindre la tranche âgée de 14 à 19 ans », ajoute-t-il.
« Le programme “The Team” est disponible sur notre page web, par exemple », dit-il, expliquant que l´émission met l’accent sur le fait que même s’ils sont divisés, les Libanais font face aux mêmes problèmes : coupures du courant électrique, embouteillages, émigration, cherté de la vie...
Emily Jacquard, directrice du bureau de Search for Common Ground au Liban, note pour sa part que l’organisation qu’elle représente utilise les médias pour mettre en place des projets de réconciliation aux quatre coins du globe, notamment en Afrique.
« Nous produisons des émissions télé et radio. L’idée principale est de permettre aux populations qui ont connu des conflits d’accepter l’autre et d’aller vers lui », dit-elle. « Au Liban, notre but est de développer l’identité libanaise. Nous œuvrons aussi à promouvoir le dialogue, la tolérance et le respect de l´autre », ajoute-t-elle.
Elle souligne également qu’avant « The Team », un premier programme télé avait été tourné avec les jeunes. Il s’intitulait « Wlad el-hay ». Elle relève aussi que le projet multimédia a vu le jour grâce à un fonds du gouvernement néerlandais.
Joe Seklaoui, acteur professionel originaire de Aïn el-Remmaneh, avait participé à l’émission « The Team ». Il affirme que le tournage avait permis aux participants des deux bords de devenir amis. Des mois après la fin du projet, ils se retrouvent toujours. Ils ont realisé qu’ils ont beaucoup de choses en commun, raconte-t-il.
Le projet prévoit également des stages de formation destinés à de jeunes journalistes afin de les encourager à promouvoir la paix civile. « Nous voulons déclencher le dialogue sur la paix civile. Notre travail n’est qu’à son debut », note le chef du projet, reconnaissant cependant que la réconciliation entre les Libanais devrait être menée par l’État. Les efforts restent malheureusement très timides sur ce plan.
On peut consulter le site web à l’adresse suivante : www.theteamlb.com
C’est la seconde phase du programme qui est actuellement en cours, souligne le chef du projet Fadi Hajjar, notant que la premiere étape avait été lancée en 2007 et s´était achevée en 2011.Ce programme, à cinq volets, englobe l’éducation, les médias, la gestion des conflits sur le plan local, le travail avec les jeunes, notamment dans les universités, ainsi que la coopération avec les ONG spécialisées, explique-t-il. M. Hajjar note qu’en ce qui concerne l’éducation, des efforts sont déployés en matière de civisme à travers la mise à la disposition des enseignants d’une boîte à outils leur permettant de sensibiliser leurs élèves à la paix civile. Le travail est effectué conjointement avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.Dans le cadre de la gestion des conflits sur le...
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