Le projet du gouvernement, « de la pure provocation et du chantage » à l’égard des électeurs d’Achrafieh, a estimé hier Michel Pharaon après un entretien avec Mgr Audi. Photo Dalati et Nohra
Il convient de rappeler dans ce contexte qu’en plus du projet de loi électorale soumis par le gouvernement à l’Assemblée, des propositions de loi électorale ont été également présentées au Parlement ou sont sur le point de l’être. Aussi, le débat autour du mode de srutin et du découpage électoral envisagé bat-il son plein dans les milieux politiques.
Le député Michel Pharaon, qui a été reçu hier par le le métropolite Élias Audi, a stigmatisé le projet de loi électorale qu’il a considéré comme étant de « la pure provocation et du chantage » à l’égard des électeurs d’Achrafieh. Selon lui, le texte proposé par le gouvernement « tend à neutraliser la spécificité de cette région et hypothéquer sa liberté de décision ».
« Nous ne permettrons pas qu’une chose pareille se produise », a martelé M. Pharaon, en dénonçant vivement « les tentatives d’étouffer » ce quartier de Beyrouth, « en accentuant les coupures d’électricité, en coupant l’eau pendant plusieurs jours, comme cela s’est passé il y a quelques semaines, ou en entravant l’approbation de projets de développement ». Dans ce contexte, le député a indiqué que des projets dont le coût s’élève à plus de 1 500 milliards de livres restent bloqués parce qu’ils sont destinés au secteur d’Achrafieh.
Plus au nord, à Bkerké, le député Samy Gemayel discutait avec le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, du dossier électoral. Il lui a ainsi fait part des contacts entrepris afin de dégager une entente autour d’un découpage électoral basé sur la petite circonscription. À sa sortie de Bkerké, M. Gemayel, qui a exposé à la presse les résultats de ses entretiens avec le chef de l’Église maronite, a insisté sur le fait que toutes les parties s’opposent à un retour à l’ancienne loi électorale, communément appelée loi des années soixante.
Mais pour le député Tammam Salam, le Parlement n’a plus le temps d’examiner des textes de loi électorale pour pouvoir trouver une formule acceptée de tous. Dans une déclaration qu’il a faite hier, il a jugé que la Chambre a « à peine le temps d’introduire des amendements à la loi de 1960 ». Quant à son collègue, Nabil Nicolas, il s’est prononcé pour la circonscription moyenne et contre la petite circonscription. « Si ce découpage est approuvé, il en découlera la candidature de Samir Geagea à la présidence de la République », a-t-il commenté.
Mais l’opposition est favorable à la petite circonscription, comme l’a rappelé le député Ahmad Fatfat. M. Fatfat a fait état, dans une interview à la Future TV, d’une entente entre les composantes du 14 Mars sur des « principes fondamentaux, soit sur une loi électorale fondée sur le mode majoritaire et sur la petite circonscription ». « Nous nous conformons à ce que Fouad Siniora a dit devant le patriarche Béchara Raï », a poursuivi M. Fatfat, en jugeant nécessaire qu’une entente interlibanaise « convaincante se forme autour de la loi électorale pour éviter des réactions hostiles ». Il a également rappelé les réserves exprimées par l’opposition au sujet du chapitre relatif au vote des émigrés, tel qu’il a été proposé par le gouvernement. M. Fatfat l’a désigné comme étant « anticonstitutionnel » et jugé qu’il « ne sert pas l’intérêt national ».
Le projet de loi soumis à la Chambre se fonde sur la proportionnelle comme mode de scrutin et propose un découpage prévoyant treize circonscriptions auxquelles vient s’ajouter une circonscription de six députés consacrée aux émigrés.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Des "Bérets" de Pseudo-Che de l'ancien temps d'une "guerre de camps!?".... Palestiniens évidemment !
06 h 08, le 27 septembre 2012