Cinquième commémoration de l’assassinat d’Antoine Ghanem, « l’homme de don et d’engagement »
OLJ /
le 24 septembre 2012 à 00h22
Averti d’un possible attentat contre lui, le député phalangiste n’avait même pas les moyens de se payer une voiture blindée.
La 5e commémoration de l’assassinat du député Antoine Ghanem et de ses compagnons Nohad Gharib et Tony Daou a eu lieu samedi dans un cadre sobre et discret. Le parti Kataëb a organisé en effet une messe en l’église du Saint-Cœur à Badaro, présidée par l’évêque Antoine Seif, pour le repos de l’âme des disparus. Parmi les personnalités présentes, Joyce Gemayel, représentant le chef des Kataëb Amine Gemayel ; les députés Marwan Hamadé, Nehmé Tohmé, Fouad el-Saad et Fadi Habre ; les anciens députés Pierre Daccache et Salah Honein ; les représentants respectifs du Parti socialiste progressiste, des Forces libanaises et du Parti national libéral, Zafer Nasser, Nadi Ghosn et Élias Bou Assi. Ont également pris part aux prières Patricia Pierre Gemayel et Nicole Gemayel, avec plusieurs membres du parti Kataëb et des familles des disparus. Dans son homélie, Mgr Seif a d’abord salué « ces héros qui ont offert leur sang pour la patrie, au nom des valeurs humanitaires et religieuses ayant fondé leur code de vie. Ils étaient un modèle de mœurs et de droiture, en harmonie avec une ambiance de liberté, de démocratie et d’authentique fraternité ». Mgr Seif a ensuite dépeint longuement le portrait de « notre fidèle ami Antoine Ghanem, que nous avons côtoyé durant plusieurs années à Furn el-Chebback et Aïn el-Remmaneh ». « Ayant un sens profond de la responsabilité, en tant que membre des Kataëb, il a su incorporer à son engagement la loyauté à tout être humain qui sollicitait son aide », a ajouté Mgr Seif, qualifiant le député assassiné d’homme « de don et d’engagement ». Le prélat a également salué « la résistance d’Antoine Ghanem, qui n’a pas une seule fois quitté cette terre pendant les douloureux événements ». « S’ouvrant à toutes les parties, proches et éloignées, il a abattu les obstacles et rétabli l’entente entre Libanais », a souligné Mgr Seif, s’attardant sur le caractère « d’homme de dialogue » qu’incarnait Antoine Ghanem, pour son parti et pour la société dans son ensemble. De son côté, Mounia Ghanem Tabet, fille du député assassiné, a résumé en une phrase le portrait de son père : « L’homme intègre qui a lutté pour établir les bases de l’État de droit. » Et de conclure : « La justice terrestre doit éventuellement se faire sur cette terre. Il est temps que les masques tombent (...). »
La 5e commémoration de l’assassinat du député Antoine Ghanem et de ses compagnons Nohad Gharib et Tony Daou a eu lieu samedi dans un cadre sobre et discret. Le parti Kataëb a organisé en effet une messe en l’église du Saint-Cœur à Badaro, présidée par l’évêque Antoine Seif, pour le repos de l’âme des disparus. Parmi les personnalités présentes, Joyce Gemayel, représentant le chef des Kataëb Amine Gemayel ; les députés Marwan Hamadé, Nehmé Tohmé, Fouad el-Saad et Fadi Habre ; les anciens députés Pierre Daccache et Salah Honein ; les représentants respectifs du Parti socialiste progressiste, des Forces libanaises et du Parti national libéral, Zafer Nasser, Nadi Ghosn et Élias Bou Assi. Ont également pris part aux prières Patricia Pierre Gemayel et Nicole Gemayel, avec plusieurs membres du parti Kataëb...
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