« L’apparition du sayyed Nasrallah, motivée en apparence par un acte condamnable, a eu un impact négatif sur la situation générale. C’est comme s’il alimentait de nouveau la tension. L’énergie négative qui se dégage de la colère de la rue ne peut avoir que l’effet contraire de ce que les Libanais souhaitent au niveau de la paix, de la stabilité et de la prospérité », a commenté le Bloc national.
Il s’est ensuite arrêté sur la réaction du chef du CPL, le général Michel Aoun, aux propos du chef des pasdaran iraniens, qui avait reconnu la présence de « combattants-conseillers » de la force d’al-Qods au Liban et en Syrie : « Le BN s’étonne de ce que le général Aoun n’ait pas voulu reconnaître cette atteinte grave à la souveraineté libanaise. Il est évident que la présence, en ce moment, de gardiens de la révolution iranienne ne sera pas apparente. Le plus grave, c’est que le régime iranien considère le Hezbollah qu’il finance et qu’il arme comme étant les gardiens de la révolution dont il est question, puisque le parti de Dieu représente le bras armé de Téhéran et qu’il applique ses décisions de guerre et de paix. »
Le parti de M. Carlos Eddé a dénoncé par ailleurs la vague d’enlèvements contre rançons, et s’est interrogé sur le point de savoir « pourquoi la plupart, voire l’ensemble des ravisseurs trouvent refuge dans les secteurs et les régions contrôlés par le Hezbollah ». « Le secret, a poursuivi le Bloc national, réside peut-être dans la paralysie de l’État libanais. Ces zones où il n’est pas autorisé à avoir une présence se sont transformées en îlots de sécurité abritant des ravisseurs et des kidnappés. Les forces de sécurité ne peuvent pas y entrer sans coordination préalable avec les forces du fait accompli et sans leur autorisation. »


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