Le général Michel Aoun a rendu hommage, encore une fois, aux positions du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Il s’est aussi demandé pourquoi il est permis aux États-Unis de s’en prendre aux symboles musulmans, alors que les symboles sionistes doivent être respectés. Il a ainsi rappelé que le secrétaire général du Hezbollah a joué le rôle de pompier et qu’il a voulu éclairer l’opinion publique sur les véritables intentions de ceux qui ont fait et diffusé le film islamophobe. En même temps, il a condamné la mort des diplomates américains, ajoutant qu’il s’agit d’une position humaine, qui n’a rien à voir avec la condamnation de la politique américaine dans la région.
Aoun a aussi dénoncé les enlèvements et l’attitude de l’État et il a aussi estimé que l’affaire de la présence des pasdaran iraniens, au Liban, qui a été publiquement annoncée d’ailleurs par leur propre chef, est destinée à occuper l’opinion publique. « Si les gardiens de la révolution sont là, qu’on nous les montre », a précisé le général Aoun.
Il a ensuite évoqué les projets de loi électorale. Il a affirmé que lors de la réunion de Bkerké, les parties en présence s’étaient entendues sur l’adoption de circonscriptions moyennes, ajoutant qu’il avait réussi à convaincre ses alliés de l’adoption de 15 circonscriptions. Mais le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et le député Samy Gemayel ont changé d’avis depuis et veulent maintenant de petites circonscriptions. Selon lui, il n’est pas permis de jouer sur les mots à ce sujet et il a accusé des adversaires de procéder à une manœuvre politique pour gagner du temps, ajoutant que ce procédé n’est pas nouveau.
Aoun a encore déclaré : « Ils (les chrétiens du 14 Mars) veulent proposer un projet électoral et ils veulent que je leur assure une majorité des voix parlementaires. Qu’ils le fassent eux-mêmes. Ce n’est pas à moi d’assurer une majorité pour le projet orthodoxe... » En réponse à une question sur la teneur de ses entretiens téléphoniques avec le président syrien (évoqués hier par le député Marwan Farès), Aoun a répondu ironiquement : « Nous parlons des plans militaires... »


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Oui, bien sûr Issime, on va vous les montrer, on va vous les amener pour que vous les voyiez en chair et en os, mais je crains que Rabieh ne suffise pas pour les contenir tous. Ce serait donc plutôt à vous de vous déplacer en banlieue sud et au sud du Liban, il y en a une tapée. Ils y sont depuis 1982, mais c'est vrai que vous n'êtes pas au courant. Vous allez bientôt nous dire que vous ne connaissez pas Hassan Nasrallah.
09 h 39, le 19 septembre 2012