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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Le pape et nous

L’image du pape blanc prônant la révolution de l’amour laissera ancré en nous ce profond souhait de renouveau, de purification ; faire peau neuve, exorciser le mal dans ce pays et tous ceux qui l’incarnent pour redémarrer sur des bases nouvelles d’espérance et de paix. Nous étions des milliers à applaudir le pape et ses paroles. Ne pourrions-nous pas nous lancer pour une fois dans l’action concrète en accord avec ce que nous applaudissons, ce en quoi nous croyons ? Les cartes sont entre nos mains. Tous, chrétiens et musulmans. L’enjeu n’est plus là, il est dans la tolérance versus l’intolérance, l’ouverture versus l’obscurantisme, la rigidité versus le respect de l’homme et de la vie, le rejet versus l’acceptation, les droits versus le non-droit... L’enjeu est là et le pape est venu confirmer une fois de plus que le chemin à suivre est celui de l’amour et de la parole de l’Évangile, malgré les embûches et la croix qui le sous-tend, parfois. Mais la croix du Christ est celle qui promet la résurrection. En fait, c’est par la vraie conversion du cœur que la foi peut devenir plus consciente, plus profonde et plus aimante. Cette foi qui s’incarne dans les actes, notamment les actes de service du prochain. Nous sommes appelés à devenir les serviteurs de la justice et de la paix, les serviteurs de nos frères – surtout ceux qui souffrent dans leur dignité d’homme – afin de construire ensemble la société fraternelle de laquelle nous rêvons tous. Cette culture de la paix commence bien évidemment dans l’éducation des peuples au bon, au beau et au vrai, en orientant les choix de vie dans le bon sens qui est celui de la dignité de la personne. Liban message et Liban témoignage de cette communion qui n’est possible que dans et par l’amour...Ce souffle papal nous arrive à temps dans un contexte de plus en plus tendu et incertain. « Restez », clame-t-il comme pour nous rappeler que le Christ est et sera toujours avec nous « jusqu’à la fin des temps ».
Est-ce la pensée qui change l’histoire politique ou bien la politique qui influence les idées ? Napoléon Bonaparte parle dans ses Mémoires de deux forces qui mènent le monde : « l’esprit et le glaive ». Mais, dit-il, la plus puissante des deux c’est l’esprit, lui qui a si bien manié le glaive.
Nous avons essayé le glaive et tous ses symboles, optons pour l’esprit !
Guidés par cet esprit et par l’espérance qu’il engendre, nous saurons adopter les actes nécessaires pour suivre Ses pas ; c’est notre unique issue semblerait-il.

Carla Bejjani ARAMOUNI

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Paix, sérénité

« Je vous donne la paix, je vous donne ma paix... » Une image merveilleuse que le pays du Cèdre donne au monde entier.
Merci à tous ceux qui ont organisé cette énorme réunion multiconfessionnelle.
Merci à tous ceux qui étaient présents.
Merci au sourire d’espoir.
Merci à cette mobilisation dans un esprit de partage.
Un message de paix que le Saint-Père Benoît a murmuré. Ô combien sa voix porte loin ! Des paroles de bonté, des paroles rassurantes que musulmans, juifs et chrétiens, dans une commune posture de respect, ont écoutées.
Le Liban qui renaît quelques jours de ses cendres. Le Liban uni, le Liban revêtu de ses plus beaux atours. Ce cri du cœur que chacun d’entre nous étouffe, ce cri du cœur que chacun d’entre nous voudrait que l’autre entende ; paix, paix, paix !
Des heures et des heures de prière... On aurait voulu que cela dure, que la fête ne finisse jamais.
Que la violence qui frappe à nos portes, que la mort qui nous hante, que la haine qui couve sous la cendre s’arrêtent !
Le pape est venu, le pape a prié, le pape nous a réunis, le pape nous laisse espérer que des jours meilleurs sont possibles par l’amour et le respect de l’autre.
L’homme en blanc s’en est allé. Mon Dieu, ne nous abandonnez pas.

Raymonde AYOUB

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L’union plus que l’unité

On comprend qu’au fil des siècles et souvent mûs par de bonnes intentions, on a voulu construire l’unité de l’Église en instituant une papauté censée l’incarner et la maintenir, ou en rédigeant des textes de profession de foi que tout le monde devait accepter. Mais chacune de ces tentatives avait entraîné des conflits et opposé les chrétiens entre eux. L’histoire nous enseigne aussi que la volonté d’unité empêche l’union ; elle crée inévitablement divisions et zizanies. Aujourd’hui, avec le sort dramatique des chrétiens de tous les rites de la région du Moyen-Orient, notre satisfaction est de voir le pape insister encore une fois, à l’occasion de sa visite au Liban, sur l’union plus que l’unité des Églises en commençant par l’eucharistie qui nous fait désirer ardemment le jour où nous pourrons la célébrer en commun entre orthodoxes et catholiques et avec tous ceux qui croient au Christ et exprimer ainsi visiblement la plénitude de l’unité que Jésus vivait avec ses disciples pour que tous les chrétiens puissent enfin communier dans n’importe quelle église.
En outre, il est grand temps d’établir des dates fixes pour Noël et Pâques afin de célébrer ensemble ces grandes fêtes.

Antoine SABBAGHA

Le pape et nousL’image du pape blanc prônant la révolution de l’amour laissera ancré en nous ce profond souhait de renouveau, de purification ; faire peau neuve, exorciser le mal dans ce pays et tous ceux qui l’incarnent pour redémarrer sur des bases nouvelles d’espérance et de paix. Nous étions des milliers à applaudir le pape et ses paroles. Ne pourrions-nous pas nous lancer pour une fois dans l’action concrète en accord avec ce que nous applaudissons, ce en quoi nous croyons ? Les cartes sont entre nos mains. Tous, chrétiens et musulmans. L’enjeu n’est plus là, il est dans la tolérance versus l’intolérance, l’ouverture versus l’obscurantisme, la rigidité versus le respect de l’homme et de la vie, le rejet versus l’acceptation, les droits versus le non-droit... L’enjeu est là et le pape est venu...
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