Ces deux réunions s’inscrivent dans le cadre des contacts intensifs engagés entre les pôles chrétiens à l’initiative des FL, pour dégager une nouvelle formule de loi électorale, assurant une représentation authentique des électeurs à la Chambre. Selon M. Gemayel, qui s’exprimait à l’ouverture d’un congrès médical organisé par les Kataëb, la meilleure représentativité est assurée par le texte de loi proposé par la Rencontre orthodoxe et en vertu duquel chaque communauté élit ses représentants à la Chambre suivant un système proportionnel. Mais comme ce mode de scrutin a été rejeté par la moitié des Libanais, a-t-il poursuivi, le choix doit s’opérer actuellement entre deux formules : un découpage électoral fondé sur la petite circonscription et qui permettra aux chrétiens d’élire 56 députés, ou un mode de scrutin basé sur la proportionnelle et leur permettant d’élire seulement 46 députés. « Aussi, a-t-il ajouté, nous avons accordé la priorité à la petite circonscription. » « L’important, a insisté le député, est de ne pas revenir à la loi de 1960 qui n’assure pas une bonne représentation des Libanais. »
Entre-temps, à Bickfaya où il était reçu par le président des Kataëb, Amine Gemayel, pour un round up sur les contacts politiques en cours, le parrain de la loi de la Rencontre orthodoxe, Élie Ferzli, soulignait que « peu importe la formule adoptée, l’important est que la nouvelle loi n’entraîne pas la victoire d’une partie sur une autre et consacre l’égalité entre toutes les communautés au niveau de la représentation ».
Consensus ?
Dans cet ordre d’idées, le député Marwan Hamadé a expliqué à la Voix du Liban-Dbayé qu’il n’est pas possible de trouver une formule parfaite pour la loi électorale, précisant que les efforts se concentrent sur l’introduction d’amendements fondamentaux à la loi de 1960 afin de se rapprocher le plus de la conception patriarcale d’une loi électorale. Il n’a pas écarté la possibilité d’un consensus autour d’un découpage fondé sur 54 petites circonscriptions, rappelant que le chef du PSP, Walid Joumblatt, y est favorable.
Ce consensus, s’il se confirme dans les milieux chrétiens, trouvera un écho auprès de la communauté chiite, ou du moins auprès du président de la Chambre, Nabih Berry, a indiqué le député Michel Moussa à la Voix du Liban-Dbayé. Selon lui, M. Berry est prêt à donner son feu vert aux petites circonscription si les chrétiens s’entendent dessus. Une idée qu’un autre député du bloc Berry, Yassine Jaber, a reprise, en affirmant que, pour ce qui est de la loi électorale, la balle se trouve actuellement dans le camp des chrétiens.
On sait cependant que le CPL a fait cavalier seul en présentant à la Chambre une proposition de loi reprenant la formule présentée par la Rencontre orthodoxe. Reçu hier par le ministre Waël Bou Faour, l’un des signataires du texte, le député Alain Aoun, s’en est vivement pris aux détracteurs de cette proposition de loi, leur reprochant, pour la deuxième journée consécutive, de « parler sans agir, contrairement au CPL qui a été le seul à être actif à ce niveau et à œuvrer pratiquement pour obtenir un amendement de la loi électorale ».
Il reste que le discours de M. Aoun a été sévèrement critiqué par Toufic Hindi, qui a souligné, en réponse à la conférence de presse tenue mercredi par ce dernier, que la proposition de loi électorale qu’il avait présentée à la commission de Bkerké « reposait sur deux constantes : le respect à la lettre de l’accord de Taëf et la conformité à la Constitution ».


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Croyez-vous que les uns et les autres veulent des élections ? Je gage que, pour des raisons diamétralement opposées, tous les deux ne veulent pas les élections...
09 h 48, le 14 septembre 2012