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Mode - Fashion Week

À New York, une femme en quête de voyages et d’aventures

Contrairement aux autres Fashion Weeks, la Semaine de la mode de New York, commencée le 5 septembre et qui s’est achevée hier, réunit sans aucun cloisonnement ténors et talents prometteurs, grands couturiers et sportswear, l’homme et la femme. Un seul point commun : le printemps-été de l’année à venir. Et la saison 2013 s’annonce sous le signe de la légèreté et du voyage.

Vue du défilé Marc Jacobs, collection printemps-été 2013.

La femme de la Semaine de la mode new-yorkaise était mardi prête à l’aventure, parée d’un foulard de type keffieh chez Marc Jacobs, d’une robe bustier médiévale chez Rodarte et écoutant le King of Bongo de Manu Chao chez Tory Burch.
Air marin, attrait des déserts ou de l’Afrique, voyage dans le temps : l’envie d’un ailleurs culturel ou géographique, plus ou moins bien défini selon les créateurs, s’imposait sur les podiums de la métropole américaine cette semaine comme une tendance maîtresse.
Après l’air marin chez Tommy Hilfiger, le duo de créatrices californiennes de la déjantée et artisanale griffe Rodarte ont invité leur public à un séjour millénaire, au temps des croisades et chevaliers, pour une collection printemps-été 2013 piquante, romantique et raffinée.
« Notre grande inspiration était médiévale. Et le meilleur moyen de l’aborder, (...) était de partir de l’idée de jeux dans un monde fantastique, de jeux de rôles », a précisé l’une des deux sœurs fondatrices de Rodarte, Kate Mulleavy.
Princesses punks ou dames de cour, les silhouettes revêtent avec autant d’aisance une tunique sculpturale de soie corail, jaune ou bleu marine, une robe à sequins retenue par de larges ceintures bijoux, qu’une veste perfecto aux milles franges de cuir et de soie ou un legging clou et cuir, sexy et provocant.
Sous une robe bustier bouclier ornée de brocards incrustés de brillants, se révèle la douceur d’une longue jupe de soie ou d’une pièce d’organza.
La veille, Marc Jacobs revisitait les années 60 avec des lunettes grossissantes, pour une collection entièrement dominée par de larges bandes hypnotisantes et verticales, parfois horizontales, noir et blanc, au son rock de Copped It, du groupe punk britannique The Fall.
Pour le créateur star, le printemps-été sera « très brutal, très sexy, très direct, sans romance, sans émotion, avec juste de la puissance, de la force et de la simplicité ».

Victoria Beckham très inspirée par Los Angeles
Mardi, M. Jacobs repartait sur la route, à l’aide cette fois d’une collection Marc by Marc Jacobs moins sophistiquée, mais plus riche en influences extérieures, du foulard de style keffieh décliné en plusieurs couleurs à la casquette Gavroche parisienne coiffant ses silhouettes masculines, amples et décontractées, le bermuda au-dessus du genou.
Les rayures reviennent mais elles s’affinent, s’accompagnent de petits carreaux et autres imprimés en tout genre, qui ne semblent jamais se lasser d’être associés.
« C’est jeune, pointu et très rafraîchissant », se réjouit le photographe et blogger de mode Darrel Hunter.
La seconde ligne Victoria de Victoria Beckham se veut elle « très inspirée de Los Angeles, très cool », sensuelle et dure à la fois, « avec un côté garçon manqué », a-t-elle confié à l’AFP.
Plus romantique, la femme Vera Wang se pare de soie sauvage, de dentelles, de matières fluides et transparentes, retrouvant dans un vert intense la profondeur d’une forêt ou de l’élément végétal.
Au son du King of Bongo de Manu Chao, Tory Burch a elle proposé « une sorte de mélange entre le style “preppy” (chic et sobre) américain et un style de voyageuse élégante, une fille adepte d’une silhouette classique, qui voyage et s’inspire de ce qu’elle voit sur la route », de l’Afrique de l’Ouest à la Chine, à l’Italie, au Japon, Maroc ou Turquie, a-t-elle expliqué à l’AFP.
Deux jours avant que New York ne passe le relais à la Semaine de la mode londonienne le 14, les fashionistas tournaient leur attention vers les défilés mercredi de Michael Kors, Nanette Lepore, Anna Sui, Vivienne Tam, Oscar de la Renta et Marchesa, tout en s’apprêtant à surveiller les débuts discrets de la ligne Holmes & Yang de l’actrice Katie Holmes et de son amie styliste Jeanne Yang.

Marc Jacobs revoit les années 60 en rayures noir et blanc
Loin de la délicatesse et des dentelles romantiques dont la semaine a fait le plein, Marc Jacobs revisite les années 60 avec des lunettes grossissantes révélant de larges bandes verticales noir et blanc un rien hypnotisantes.
« Mesdames et messieurs, veuillez vous asseoir, le spectacle va commencer ! » D’emblée, le défilé du couturier new-yorkais se veut un « show » à part, une performance qu’aucun blogueur de mode ou fashionista digne de son public sur Twitter ne saurait manquer. De la rédactrice en chef de l’édition américaine de Vogue, Anna Wintour, à la chanteuse et créatrice Kelly Osbourne, jusqu’à la star latine Ricky Martin, le Tout New York s’est pressé lundi soir aux portes d’une ancienne armurerie du sud-est de Manhattan, la Lexington Armory, où le créateur présente ses collections.
Distant géographiquement du centre officiel de la Semaine de la mode, le Lincoln Center, et de ses satellites du quartier de Chelsea, le défilé de M. Jacobs l’était tout autant par le style. Dès leurs premiers pas sur la gigantesque scène triangulaire blanche, au son rock de Copped It du groupe punk britannique The Fall, les « filles » Marc Jacobs donnent le ton. Le printemps-été du créateur sera largement noir et blanc, plus rarement mauve, ou brun clair, tout en rayures épaisses verticales, puis horizontales ou sinueuses. Il sera « très brutal, très sexy, très direct, sans romance, sans émotion, avec juste de la puissance, de la force et de la simplicité », a précisé Marc Jacobs à l’AFP en coulisses, après le défilé. Sur le podium, tout va très vite. Les silhouettes s’enfuient, offrant tout juste assez de temps au spectateur pour qu’il garde en mémoire une impression furtive des années 60, de robes trapèzes et de bandes aussi originales que risquées pour des femmes moins effilées que les jeunes tops de M. Jacobs.
L’idée était ici « qu’elles (les femmes) puissent bouger », explique le créateur. « Elles portent des talons plats, elles portent des jupes qui les laissent se mouvoir, elles portent des bandes. » Bandes mates sur robes longues ou ultracourtes, rétro et psychédéliques, à finition en corolles, les pièces se font de plus en plus scintillantes, au fil du show, superbes, à sequins. Entre-temps, un Mickey Mouse s’est invité sur un minuscule tee-shirt noir à manches longues découvrant le ventre jusqu’aux seins.
Avec un ensemble de tailleurs ajustés, de cols à volants et de pièces graphiques, Marc Jacobs dit avoir voulu « donner du sex appeal et de la force à la femme sans la rendre vulgaire. » Et à l’inverse de l’air du temps, les tailles sont plus basses. « Propre, minimaliste, (...) dramatique, sinueux et fou », salue Brian Boy, un blogueur de mode sur Twitter. « Marc Jacobs étend la silhouette », salue, en ligne, la critique du New York Times, Cathy Horyn. Cara Delevingne, jeune top model britannique pour qui ce défilé était une première chez Marc Jacobs, savoure aussi son expérience : « Marc est une inspiration », a-t-elle confié à l’AFP en quittant le défilé.

Le printemps-été punk et médiéval de Rodarte
Cuirasses brillantes et métalliques offrant leur protection à des princesses déjantées mi-punk, mi-médiévales, les créations Rodarte entraînent la femme de 2013 dans un voyage romantique à travers le temps.
Pour la saison printemps-été 2013 de la Semaine de la mode new-yorkaise, les Californiennes surdouées Laura et Kate Mulleavy ont choisi de mettre en valeur l’aura sensuelle et vulnérable de la silhouette Rodarte, une griffe qu’elles ont créée en 2005, très prisée des tapis rouges hollywoodiens.
Sous une robe bustier bouclier ornée de brocards incrustés de brillants, se révèle la douceur d’une longue jupe de soie ou d’une pièce d’organza.
Après les années 1960 de Marc Jacobs lundi soir, les sœurs Mulleavy ont puisé leur inspiration encore plus loin dans le passé pour confectionner des robes et des souliers aussi romantiques que déjantés, fruit d’un méticuleux travail sur les tissus et les matières.
« Notre grande inspiration était médiévale. Et le meilleur moyen de l’aborder, avec la superposition de si nombreuses couches (de tissus), était de partir de l’idée de jeux d’un monde fantastique, de jeux de rôles », a précisé à l’AFP Kate Mulleavy.
Princesses punks ou dames de cour, les silhouettes revêtent avec autant d’aisance de sculpturales tuniques de soie corail, jaune ou bleu marine, ou des robes à sequins structurées par de larges ceintures bijoux, que des vestes perfecto larges et bouffantes, aux milles franges de cuir et de soie.
Littéralement enchanté, le public, qui rassemble les plus grandes rédactrices de mode new-yorkaises et parisiennes, semble approuver la nouvelle direction empruntée par Rodarte.
Parmi elles, rencontrée en coulisses aux côtés de l’actrice américaine Kirsten Dunst, Carine Roitfeld, l’ancienne patronne de l’édition française de Vogue, qui vient de lancer ce mois-ci le magazine éponyme CR Fashion Book à New York, est particulièrement enthousiaste.
« Je les ai suivies depuis leur premier défilé et je trouve qu’elles font des pas de géant. Elles ont commencé avec du tricot, que j’adore (...) et maintenant, ces cuirs travaillés, ces mélanges, c’est tout leur esprit. »

Michael Kors, un été 2013 optimiste, rétro et coloré
La Fashion Week de New York s’est terminée hier, jeudi, alors que Michael Kors insistait mercredi sur son message essentiel : en Amérique, le printemps-été 2013 sera optimiste, graphique, rétro et coloré.
Dans une ambiance de fin de « show », où chacun essaye de grappiller ce qu’il peut des derniers grands défilés de la Semaine de la mode new-yorkaise, la présentation de l’un de ses créateurs les plus expérimentés et respectés, Michael Kors, avait tout d’une foire.
Les grands rédacteurs en chef de mode étaient là, mais aussi les stars. L’arrivée de l’acteur Michael Douglas et de son épouse Catherine Zeta-Jones a provoqué, à leur corps défendant, une petite cohue au premier rang.
Mais le vrai spectacle a commencé avec l’arrivée, ensemble, sur le podium des premiers mannequins masculin et féminin.
Des rayures comme chez Marc Jacobs, mais aussi des imprimés graphiques, à la Mondrian/Yves Saint-Laurent, parfois maritimes et éclatants, du rouge écarlate au jaune vif, vert pomme et bleu électrique.
Une femme blonde avance, sûre d’elle-même et de la puissance de ses accessoires, tous couleur citron : grosses lunettes, fine ceinture de cuir et petit sac à courte anse. Son pantalon bleu marine, chic et près du corps accompagne, par de grosses bandes à taille variable du tibia aux chevilles, ce cortège canari.
Les hommes ne sont pas en reste et égaient le podium d’un habit ostensiblement bicolore, bleu marine et électrique pour une veste longue et structurée, blanc devant et bleu derrière pour un pantalon « feu au plancher ».
Ensembles aguicheurs mini et top en cuir perforé blanc, jaune ou noir, ou shorts verts et jupes fluides à sequins, ceintures et chaussures dorées complètent ce look. Et les maillots de bains une pièce là encore, comme chez Marc by Marc Jacobs mardi, s’inspirent des essentiels du siècle précédent, élégant et rétro, dissimulant le corps féminin, de la poitrine au bas des hanches.
Peu avant la fin, les rédactrices de mode s’affolent devant une série de longues robes du soir de crêpe noir, découvrant la peau ici et là par un jeu d’effets géométriques et de fermetures Éclair, avant que la lumière ne retombe et signale la fin de la représentation.
Rencontré brièvement en coulisses, par-delà la nuée de photographes et de bloggers débrouillards, Michael Kors révèle tout haut à l’AFP le maître mot de sa collection : le printemps-été 2013 sera « optimiste ! »
La femme de la Semaine de la mode new-yorkaise était mardi prête à l’aventure, parée d’un foulard de type keffieh chez Marc Jacobs, d’une robe bustier médiévale chez Rodarte et écoutant le King of Bongo de Manu Chao chez Tory Burch.Air marin, attrait des déserts ou de l’Afrique, voyage dans le temps : l’envie d’un ailleurs culturel ou géographique, plus ou moins bien défini selon les créateurs, s’imposait sur les podiums de la métropole américaine cette semaine comme une tendance maîtresse.Après l’air marin chez Tommy Hilfiger, le duo de créatrices californiennes de la déjantée et artisanale griffe Rodarte ont invité leur public à un séjour millénaire, au temps des croisades et chevaliers, pour une collection printemps-été 2013 piquante, romantique et raffinée.« Notre grande inspiration était...
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