Dans la cour de l’Élysée où il avait été accueilli à son arrivée par le chef de l’État, M. Hariri s’est exprimé devant les journalistes pour remercier son hôte et indiquer qu’il avait pu s’entretenir avec lui de la réaffirmation du soutien de la France au Liban, de l’importance du Tribunal spécial pour le Liban – précisant que François Hollande avait « rappelé l’attachement de la France » à la poursuite de son action –, ainsi que de la situation en Syrie où Paris continue à soutenir l’opposition « contre un régime qui massacre son peuple et commet ainsi un génocide ».
Il a ajouté que l’entretien avait également porté sur la nécessité pour la France et tous les amis du peuple syrien d’œuvrer pour l’unification de l’opposition syrienne. L’ancien Premier ministre libanais a en effet précisé s’être entretenu avec M. Hollande du « rassemblement de l’opposition syrienne » qui constituerait selon lui « un espoir pour ce pays et son peuple qui souffre ».
Saad Hariri a condamné en termes virulents le Hezbollah qu’il accuse d’aider le régime syrien à poursuivre sa répression, sans se contenter de soutenir politiquement son allié de Damas.
Le chef de l’opposition libanaise a enfin condamné la politique de dissociation du gouvernement libanais à l’égard de la crise syrienne, martelant qu’il a toujours été contre cette attitude du gouvernement Mikati et que l’on ne doit pas rester les bras croisés devant la barbarie pratiquée à une telle échelle dans un pays voisin.
Au sujet de la mission de Lakhdar Brahimi, M. Hariri l’a qualifiée de « très difficile et impossible », ajoutant toutefois que le médiateur algérien affirme qu’il est là pour aider le peuple syrien, et que s’il y parvenait, ce serait là une excellente chose. Pour Saad Hariri, si l’émissaire de la communauté internationale « dit qu’il est avec le peuple syrien », cela signifie qu’il faut tout mettre en œuvre pour « sauver le peuple syrien ». Son succès pour hâter le départ de Bachar el-Assad serait « quelque chose de bien » pour la Syrie, a-t-il encore souligné.
Selon l’Élysée, le président français a « insisté sur la nécessité d’agir pour préserver la stabilité du Liban et réaffirmé son soutien aux autorités et institutions libanaises ainsi que son attachement à l’indépendance, l’unité et l’intégrité du Liban».
« Le chef de l’État a salué le discours responsable des dirigeants politiques libanais, issus de toutes les tendances, qui adressent des messages d’apaisement à la population libanaise », a poursuivi la présidence française dans un communiqué.
« Le Monde »
Par ailleurs, dans une interview au journal Le Monde publiée hier, Saad Hariri a accusé le Hezbollah d’envoyer des combattants en Syrie pour participer à la répression du soulèvement. Interrogé sur une implication du Hezbollah chiite dans la répression, le leader du courant du Futur répond : « Oui, et de toutes les manières possibles. » « Même s’il s’en défend, je pense qu’il envoie des Libanais en Syrie », ajoute l’ancien Premier ministre.
M. Hariri a également appelé la communauté internationale à fournir des armes aux rebelles. « Aujourd’hui, il y a un équilibre de force entre le gouvernement et l’opposition, alors que cette dernière n’a pas d’armes sophistiquées. Si on lui donne les armes dont elle a besoin, l’opposition pourra gagner facilement », estime l’ancien Premier ministre, appelant la France à s’engager davantage.
« Aujourd’hui, il y a un débat sur les zones protégées dont on dit qu’elles ne peuvent pas se faire sans l’accord de l’ONU. Si la France encourage ses alliés à donner à l’opposition syrienne ce dont elle a besoin, cette dernière pourra établir elle-même des zones protégées », dit M. Hariri.
Installé à Paris, Saad Hariri dit vivre « hors du Liban pour des raisons de sécurité ». « Ces derniers mois, deux dirigeants du mouvement du 14 Mars, Samir Geagea et Boutros Harb, ont été la cible de tentatives d’assassinat. Mais je rentrerai, bien sûr », assure-t-il.
« Je participerai aux prochaines élections législatives et je les gagnerai, pour autant que le scrutin ne soit pas truqué », ajoute-t-il.


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Quand on est le Fils de Rafic Hariri, et qu'on est appelé à retourner au Pays et jouer le rôle d'unificateur, et de pacificateur, on devrait laisser ceux qui nous entourent se prononcer et non soi-même. C'est, et je le répète, une grave ERREUR !
14 h 37, le 14 septembre 2012