Rentré la veille d’un voyage dans les pays civilisés (c’est-à-dire n’importe quel pays ailleurs qu’ici), et ayant zigzagué entre des pneus brûlés sur la route de l’aéroport, humant les effluves de fumées mêlés aux odeurs nauséabondes de vaches et d’égouts, il se réveille dans une ville fantôme. Quelques illuminés ayant décidé de transformer Achrafieh en un quartier piéton pour combattre la pollution. À mourir de rire, car mieux vaut en rire qu’en pleurer. Des escouades entières de policiers en treillis à chaque carrefour lui rappellent les sombres années de guerre, avec les rues désertes dans la ligne de mire des francs-tireurs. Au lieu de faire régner la sécurité et de poursuivre les multiples kidnappeurs qui sévissent partout dans le pays, on ne trouve rien de mieux que d’affecter des centaines de bidasses armés jusqu’aux dents pour empêcher les voitures de circuler et de l’empêcher de profiter pleinement de sa journée dominicale. Un gros balourd ventripotent, huileux et hargneux, M16 dans une main et mankouché dans l’autre, lui aboie d’un air agressif qu’il est interdit de passer. Tout un quartier fermé et condamné pour permettre à une poignée de cyclistes du dimanche et à quelques badauds bourgeois qui se comptent sur les doigts d’une main de se dandiner, les bras ballants, pour dépoussiérer leurs baskets achetés l’année dernière et jamais utilisés. Des Asiatiques, l’air impassible, poussant « baby » dans une poussette suivent « madame » toute heureuse d’exhiber ses baskets. C’est beau le sport quand même. Aucune activité, aucune initiative pour rendre la chose intéressante. Rien. Même les quelques commerces qui se hasardent à ouvrir les dimanches ont fermé leurs portes, ratant par la même occasion les revenus qu’ils auraient pu engendrer. Quelques artistes en herbe exposent quelques croûtes que personne ne regarde. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Il aurait assisté à une hécatombe ce jour-là. Même en zigzaguant entre les différents barrages, il ne parvient pas à rentrer chez lui, rabroué par les malabars en uniforme. Il finit par garer sa bagnole et rentre à pied. Dommage que la veille, les manifestants brûlant les pneus n’aient pas aussi fermé l’aéroport. Il aurait eu la bonne excuse de ne pas rentrer et de passer quelques jours de plus chez les civilisés.
Rentré la veille d’un voyage dans les pays civilisés (c’est-à-dire n’importe quel pays ailleurs qu’ici), et ayant zigzagué entre des pneus brûlés sur la route de l’aéroport, humant les effluves de fumées mêlés aux odeurs nauséabondes de vaches et d’égouts, il se réveille dans une ville fantôme. Quelques illuminés ayant décidé de transformer Achrafieh en un quartier piéton pour combattre la pollution. À mourir de rire, car mieux vaut en rire qu’en pleurer. Des escouades entières de policiers en treillis à chaque carrefour lui rappellent les sombres années de guerre, avec les rues désertes dans la ligne de mire des francs-tireurs. Au lieu de faire régner la sécurité et de poursuivre les multiples kidnappeurs qui sévissent partout dans le pays, on ne trouve rien de mieux que d’affecter des...
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Qu'attendiez-vous de mieux des INCAPABLES qui décident de notre destinée ? Cela ne concerne uniquement pas les Irresponsables d'Achrafieh, mais de tout le pays. Au Liban, il ne faut pas un printemps...il faut un NETTOYAGE en profondeur et à la racine. UN BON DÉBARRAS, UNE FOIS POUR TOUTE !
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SAKR LEBNAN
14 h 26, le 12 septembre 2012
Quand il y a mauvaise foi, rien a faire!
Pierre Hadjigeorgiou
06 h 22, le 12 septembre 2012
Effectivement, un pays où tout est fait pour embêter le citoyen.
Même les initiatives dites « civilisées » qui sont censées nous rapprocher du monde moderne, sont toujours mal pensées et mal appliquées.
Au lieu d’enquiquiner les habitants de la capital un jour de repos dominical en interdisant le passage des voitures sans autre alternative, pour le plaisir de quelques « verts » en herbe en mal de nature, il aurait été plus créatif d’utiliser les deux ou trois jardins qui restent encore à Achrafieh (Sioufi, Mar Nicolas et Jeitawi…pour ceux qui cherchent encore les jardins) et les quelques parkings à ciel ouvert en les aménageant pour ces mêmes activités.
Mais non, là c’était trop simple, pas assez bruyant, pas assez dérangeant et ni assez incommodant et surtout pas lucratif….
Et de grâce ne recommencez plus !
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14 h 26, le 12 septembre 2012