Les solutions proposées n’ont abouti à aucun règlement et si cette situation perdure, elle risque de mener à une guerre civile ou à une intervention étrangère, choses à éviter absolument.
Les événements qui se sont déroulés en Libye rappellent tragiquement les graves dérives qui s’y sont produites. Aussi est-il impératif d’arrêter ce conflit fratricide ; le peuple doit jouir de ses droits et l’État doit bénéficier de la stabilité. Pour cela, il serait utile d’avoir du courage politique et de la sagesse.
Le monde tout autour de nous bouge. Il faut évoluer et accepter les changements. Le pouvoir doit être un moyen de gérer utilement les affaires d’un peuple. Quant à l’opposition, elle ne doit se manifester que d’une manière non violente. Enfin, de part et d’autre l’intérêt de la nation doit primer.
Il est vivement souhaité que le bon sens et la clairvoyance prévalent pour une fin rapide de ces affrontements fratricides qui ne servent ni le peuple, ni le pouvoir, ni l’opposition.
Le peuple syrien est en danger ; il appartient à toutes ses composantes (pouvoir, société civile, opposition...) de l’éloigner d’une tragédie qui se profile à l’horizon, avec le risque que ce conflit s’étende à toute la région.
Il s’avère inutile d’espérer la victoire par les armes. Mars 2011-août 2012 : en 17 mois de combat, il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu. Le bilan de cette hécatombe est des milliers de morts, de blessés, des destructions... Cela est intolérable !
La cessation des hostilités est donc urgente et des décisions courageuses sont à prendre des deux côtés pour retrouver l’unité nationale. Il est impérieux que chaque partie – pouvoir et opposition – prennent conscience que le pays a besoin de paix et de réconciliation.
Aussi, sans vouloir interférer dans les attributions du Conseil de sécurité et de la mission de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, nous nous permettons de proposer un modeste plan de paix :
1 – Cessez-le-feu, l’armée ne doit plus tirer et l’opposition s’exprimer par la non-violence.
2 – Après quoi, des pourparlers devraient engager soit directement entre les parties en conflit, soit sous l’égide de l’ONU ou de son envoyé spécial et avec le concours des pays influents de la région (Égypte, Arabie saoudite, Iran), Union européenne...
3 – Ouverture de couloirs humanitaires pour venir en aide à la population qui se trouve dans le besoin et permettre le retour rapide des réfugiés.
4 – Indemnisation des victimes de cette tragédie et prise en charge par l’État des travaux de réparation.
5 – Amnistie générale, libération des prisonniers, réconciliation nationale.
6 – Ouverture du champ politique par la création de partis et associations.
7 – Formation d’un gouvernement de transition au sein duquel l’opposition sera représentée.
8 – Élections législatives et présidentielle anticipées.
Chacun doit prendre conscience de la dangerosité de la situation et œuvrer à sa solution.
Saïd HADJ ALI et Lakhdar OUMOUSSA
Alger


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Ce scenario etait excellent il y a 18 mois. Maintenant, le peuple Syrien ne peut pas accepter que ces criminels restent au pouvoir. Ils doivent être juges par un tribunal Syrien.
22 h 33, le 12 septembre 2012