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Nos lecteurs ont la parole

Proposition de paix pour la Syrie

Saïd HADJ ALI et Lakhdar OUMOUSSA
Depuis de longs mois la situation en Syrie ne cesse de se dégrader. Chaque jour, les affrontements font des dizaines de victimes ; les choses vont mal tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; des sanctions sont prises par la Ligue arabe et la communauté internationale... La Syrie se trouve isolée de plus en plus.
Les solutions proposées n’ont abouti à aucun règlement et si cette situation perdure, elle risque de mener à une guerre civile ou à une intervention étrangère, choses à éviter absolument.
Les événements qui se sont déroulés en Libye rappellent tragiquement les graves dérives qui s’y sont produites. Aussi est-il impératif d’arrêter ce conflit fratricide ; le peuple doit jouir de ses droits et l’État doit bénéficier de la stabilité. Pour cela, il serait utile d’avoir du courage politique et de la sagesse.
Le monde tout autour de nous bouge. Il faut évoluer et accepter les changements. Le pouvoir doit être un moyen de gérer utilement les affaires d’un peuple. Quant à l’opposition, elle ne doit se manifester que d’une manière non violente. Enfin, de part et d’autre l’intérêt de la nation doit primer.
Il est vivement souhaité que le bon sens et la clairvoyance prévalent pour une fin rapide de ces affrontements fratricides qui ne servent ni le peuple, ni le pouvoir, ni l’opposition.
Le peuple syrien est en danger ; il appartient à toutes ses composantes (pouvoir, société civile, opposition...) de l’éloigner d’une tragédie qui se profile à l’horizon, avec le risque que ce conflit s’étende à toute la région.
Il s’avère inutile d’espérer la victoire par les armes. Mars 2011-août 2012 : en 17 mois de combat, il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu. Le bilan de cette hécatombe est des milliers de morts, de blessés, des destructions... Cela est intolérable !
La cessation des hostilités est donc urgente et des décisions courageuses sont à prendre des deux côtés pour retrouver l’unité nationale. Il est impérieux que chaque partie – pouvoir et opposition – prennent conscience que le pays a besoin de paix et de réconciliation.
Aussi, sans vouloir interférer dans les attributions du Conseil de sécurité et de la mission de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, nous nous permettons de proposer un modeste plan de paix :
1 – Cessez-le-feu, l’armée ne doit plus tirer et l’opposition s’exprimer par la non-violence.
2 – Après quoi, des pourparlers devraient engager soit directement entre les parties en conflit, soit sous l’égide de l’ONU ou de son envoyé spécial et avec le concours des pays influents de la région (Égypte, Arabie saoudite, Iran), Union européenne...
3 – Ouverture de couloirs humanitaires pour venir en aide à la population qui se trouve dans le besoin et permettre le retour rapide des réfugiés.
4 – Indemnisation des victimes de cette tragédie et prise en charge par l’État des travaux de réparation.
5 – Amnistie générale, libération des prisonniers, réconciliation nationale.
6 – Ouverture du champ politique par la création de partis et associations.
7 – Formation d’un gouvernement de transition au sein duquel l’opposition sera représentée.
8 – Élections législatives et présidentielle anticipées.
Chacun doit prendre conscience de la dangerosité de la situation et œuvrer à sa solution.

Saïd HADJ ALI et Lakhdar OUMOUSSA
Alger
Depuis de longs mois la situation en Syrie ne cesse de se dégrader. Chaque jour, les affrontements font des dizaines de victimes ; les choses vont mal tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; des sanctions sont prises par la Ligue arabe et la communauté internationale... La Syrie se trouve isolée de plus en plus.Les solutions proposées n’ont abouti à aucun règlement et si cette situation perdure, elle risque de mener à une guerre civile ou à une intervention étrangère, choses à éviter absolument.Les événements qui se sont déroulés en Libye rappellent tragiquement les graves dérives qui s’y sont produites. Aussi est-il impératif d’arrêter ce conflit fratricide ; le peuple doit jouir de ses droits et l’État doit bénéficier de la stabilité. Pour cela, il serait utile d’avoir du courage...
commentaires (4)

Ce scenario etait excellent il y a 18 mois. Maintenant, le peuple Syrien ne peut pas accepter que ces criminels restent au pouvoir. Ils doivent être juges par un tribunal Syrien.

Georges Chami

22 h 33, le 12 septembre 2012

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Commentaires (4)

  • Ce scenario etait excellent il y a 18 mois. Maintenant, le peuple Syrien ne peut pas accepter que ces criminels restent au pouvoir. Ils doivent être juges par un tribunal Syrien.

    Georges Chami

    22 h 33, le 12 septembre 2012

  • Gouvernement transitoire, certain temps pour la formation de partis politiques, puis élections libres et démocratiques. Sinon, le MODÈLE LIBANAIS - LE CONSENSUS... la division des parts... uniquement, car... il n'y a pas de démocratie consensuelle.

    SAKR LEBNAN

    14 h 32, le 12 septembre 2012

  • Primo, les violences ont ete initie par le regime au pouvoir d'ou la reaction du peuple. Secundo il faut arreter de pretendre que la guerre civile risque d'arrivee. La guerre civile est bel et bien installe et vous y etes engages pour tres longtemps. Tercio, et la c'est dur a dire, a force de chercher a l'instaurer ailleurs la voila qui vous cole a la peau. Quatro, bien que se soit triste pour la Syrie, il n'y a plus de negotiation possible, c'est soit le depart des caciques au pouvoir, soit la destruction totale jusqu'a l'arret des combats fautes de combattants. Faites vous en une raison, Bashar sera juge, lui comme ses hommes de main. Il faut au contraire se preparer a ce qui vient et a l'avenir au lieu d'esperer au miracle.

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 20, le 12 septembre 2012

  • C'est trop tard Messieurs! Beaucoup de sang a coule...

    Michele Aoun

    05 h 27, le 12 septembre 2012

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