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Nos lecteurs ont la parole

Désert humain

Par Carla Bejjani ARAMOUNI
Le désert, c’est quand le soleil fuit parce qu’il n’est plus le bienvenu. C’est le regard obstrué qui ne voit plus et qui ne veut plus voir. Il est aveugle parce qu’il vit dans les ténèbres. Le désert, c’est la poussière de la mort qui envahit tout et emporte la vie sur son passage. Ce sont les paroles qui sonnent creux parce qu’elles sont enlevées par le vent brûlant qui les consume. Le désert ne peut être qu’humain. Le désert, c’est quand l’homme se dessèche jusqu’à fermer son cœur et sa raison, jusqu’à tuer et massacrer sans merci des innocents, des enfants. Le désert est plat, terne et morne, il ouvre la porte aux atrocités et aux monstres de l’obscurité; tout y est relatif parce que tout est pareil et que les mirages troublent la réalité. Plus d’interdit, plus de limites à la cruauté. Ni bon ni mauvais, il ne reste que le soi isolé des autres, le soi, pauvre, mesquin et condamné dans son propre enfer. Ce sont les droits bafoués, la dignité piétinée, la vie méprisée. Chacun pour soi et personne pour tous. Le désert humain n’a pas d’issue et le monde s’en fiche. Jusqu’à quand ces temples érigés de l’ignorance, de la bêtise et de la mégalomanie ? Jusqu’à quand cette folie des grandeurs sans limite, justifiée par la violence extrême ? Et ce silence international face à la tyrannie criminelle d’un homme que l’humanité a déserté ? Et ces âmes qui crient vers les cieux «justice!»?
La vie tôt ou tard réclamera son dû. Elle prendra le dessus et vaincra les forces obscures, la lumière rejaillira des ténèbres et l’histoire donnera raison aux justes. D’ici là, tiens bon et espère encore, cher peuple victime, en des jours meilleurs où le propre de l’humain prendra sa revanche et clamera sa pérennité. D’ici là, nous autres, témoignons...
Le désert, c’est quand le soleil fuit parce qu’il n’est plus le bienvenu. C’est le regard obstrué qui ne voit plus et qui ne veut plus voir. Il est aveugle parce qu’il vit dans les ténèbres. Le désert, c’est la poussière de la mort qui envahit tout et emporte la vie sur son passage. Ce sont les paroles qui sonnent creux parce qu’elles sont enlevées par le vent brûlant qui les consume. Le désert ne peut être qu’humain. Le désert, c’est quand l’homme se dessèche jusqu’à fermer son cœur et sa raison, jusqu’à tuer et massacrer sans merci des innocents, des enfants. Le désert est plat, terne et morne, il ouvre la porte aux atrocités et aux monstres de l’obscurité; tout y est relatif parce que tout est pareil et que les mirages troublent la réalité. Plus d’interdit, plus de limites à la...
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