Une veille femme, devant les ruines de sa maison, le 26 août 2012, à Homs, en Syrie. REUTERS/Yazan Homsy
Des opposants syriens ont imaginé la transition politique en Syrie en cas de chute du régime de Bachar el-Assad, prenant notamment exemple sur le passage à la démocratie dans d'autres pays, comme l'Afrique du Sud, dans un rapport diffusé lundi.
Baptisé "le jour d'après : soutenir une transition démocratique en Syrie", ce rapport est le premier projet détaillé du genre et doit être présenté mardi à Berlin. Il est le fruit de six mois d'"intenses discussions" entre anciens généraux, experts économiques et juridiques, et représentants de toutes les composantes ethniques ou religieuses de la Syrie.
Ces opposants réclament notamment la fin de l'arbitraire, l'instauration d'un Etat de droit et une transition judiciaire, une réforme des services de sécurité, et proposent la mise en place d'une "cour criminelle spéciale indépendante" pour juger les hauts responsables du régime et les proches du président.
Selon les participants de ce projet initié par l'Institut américain pour la Paix (USIP) en collaboration avec la Fondation allemande Sciences et Politique (SWP), il s'agit notamment de "restaurer la confiance des Syriens dans les Institutions de l'Etat".
Un projet qui semble difficile à concrétiser dans l’immédiat en Syrie où les affrontements se poursuivent à travers le pays entre le régime et les rebelles.
Un nouveau front à l'est de la capitale
De violents combats ont éclaté lundi dans plusieurs quartiers du nord-est de Damas, en particulier à Jobar, ainsi que dans la banlieue est de la capitale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moins 64 personnes ont péri dans les violences lundi, selon un décompte provisoire de l’ONG syrienne.
Selon un commandant rebelle qui se fait appeler Sélim, l'armée a ouvert un nouveau front à l'est de la capitale, "tandis que l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) essaie de ramener la bataille dans Damas même".
Après avoir lancé une offensive sur le sud-ouest de la capitale la semaine dernière, l'armée vise désormais, selon Sélim, la Ghouta, la campagne qui borde Damas à l'est.
Un hélicoptère de l'armée syrienne s'est par ailleurs écrasé dans la capitale syrienne lors des combats. Les rebelles ont affirmé avoir abattu l'appareil pour venger les centaines de morts de l'offensive militaire dans la ville voisine de Daraya.
Dans cette ville, située à 7 km au sud de Damas, l'OSDH a fait état de la découverte lundi de 14 nouveaux cadavres.
Ce week-end, l'opposition et des militants avaient déjà dénoncé ce massacre, diffusant des images, non authentifiées, montrant des dizaines de corps, dont de nombreux exécutés sommairement.
Le régime, qui ne reconnaît pas la révolte et qualifient les opposants de "terroristes" financés par l'étranger, avait pour sa part affirmé avoir débarrassé la ville de "terroristes mercenaires".
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Paris s'est dit "profondément choqué" par la découverte de charniers, tandis que Washington voyait dans Daraya une "nouvelle et affreuse preuve de la répression brutale d'Assad", réitérant son appel au départ du président.
L'Union européenne a également condamné le massacre dont les circonstances, selon elle, "ne sont pas tout à fait claires".
Les découvertes de cadavres de personnes souvent victimes d'une exécution sommaire se multiplient en Syrie depuis quelques semaines, en particulier à Alep et dans la région de Damas.
Des bombardements intenses visaient également, selon l'OSDH, des quartiers d'Alep où se sont retranchés les rebelles, engagés depuis plus d'un mois dans une bataille cruciale pour cette métropole commerçante.
Depuis le début en mars 2011 de la révolte anti-Assad qui s'est transformée en guerre civile face à la répression, les violences ont fait 25.000 morts, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins mais dont les bilans ne peuvent être vérifiés de source indépendante compte tenu des restrictions imposées à la presse dans le pays.

À Daraya les corps jonchent le sol attendant d’être
enterrés. LCC Syria/AFP
Crise à la frontière turque
Sur le plan humanitaire, la Turquie a annoncé avoir temporairement interrompu l'accueil sur son territoire des réfugiés syriens qui fuient les combats dans leur pays, le temps de mettre en place de nouveaux camps capables de les recevoir, a indiqué à l'AFP un diplomate turc.
Quelque 5.000 personnes ont été bloquées à la frontière à la hauteur de la province de Kilis (sud) et 2.000 autres aux environs du point de passage de Reyhanli, également dans le sud de la Turquie, a précisé ce responsable.
Le nombre de réfugiés syriens abrités en territoire turc dans plusieurs camps de toile ou de préfabriqués a doublé au cours des deux derniers mois pour atteindre quelque 80.000 personnes.
Une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'ONU est prévue jeudi pour discuter de l'aide humanitaire et de passages sécurisés, en l'absence d'un consensus sur un règlement du conflit en raison des divergences principalement entre l'Occident et la Russie, pays allié du régime Assad.
Téhéran souhaite une solution politique
Sur le plan politique, le président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère, Alaeddine Boroujerdi, en visite à Damas, a affirmé que le conflit en Syrie doit être réglé par le dialogue, la solution militaire étant "dans l'impasse".
Dimanche, le président syrien a promis de vaincre à "n’importe quel prix" la rébellion. "Le peuple syrien ne permettra pas au complot étranger de réussir" et le vaincra, a ainsi déclaré M. Assad, en recevant M. Boroujerdi, selon l’agence
officielle SANA.
C’était la première fois que les médias rapportaient des déclarations de M. Assad depuis qu’un responsable syrien a évoqué mardi pour la première fois la possibilité de discuter d’un départ du président syrien dans le cadre de négociations avec l’opposition. Mais le chef de la diplomatie syrienne Walid Moallem, un des faucons du régime, a nuancé cette proposition en écartant toute négociation tant que le pays n’aurait pas été "purgé" des rebelles, a rapporté l’agence iranienne IRNA après une rencontre avec M. Boroujerdi. Ce dernier a déclaré à l’issue de cette rencontre, dimanche, que son pays considérait la sécurité de la Syrie comme la sienne. "En conséquence, nous resterons aux côtés de nos frères syriens", a-t-il souligné.
Aujourd'hui, le ministre d’Etat syrien pour les Affaires de la réconciliation nationale, Ali Haïdar a en outre déclaré à Téhéran que l'idée de demander un départ du pouvoir du président syrien Bachar el-Assad est "totalement inacceptable.
"La seule solution, c'est que les ingérences étrangères cessent et que l'opposition dépose les armes", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, selon l'agence Isna.
"Les Etats-Unis et Israël sont les véritables artisans de cette proposition (de départ d'Assad) avancée par le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie", a ajouté M. Haïdar, qui se trouve à Téhéran pour assister au sommet des pays Non-Alignés prévu jeudi et vendredi.
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Ces opposants réclament notamment la fin de l'arbitraire, l'instauration d'un Etat de droit et une transition judiciaire, une réforme des services de sécurité, et proposent la mise en place d'une "cour criminelle...



C'est la guerre des pacifiques de la comment... euh... révolution. Remarquez ils viennent d'égorger... oui, égorger et filmer révolutionnairement 16 soldats Syriens. Pour les amateurs d' images fortes, vous pouvez trouver les images sur les sites de certains journaux libanais où apparait clairement leur "sourire Kabile" c-à-d d'une oreille à une autre... Ohhf, c'à dû être fait en bonne amitiés en s'adressant à Allah qui est bien connu pour autoriser le HALAL ce genre d'égorgement aux bons et pieux musulmans pacifiques, qui plus est, sont habitués à la fête du sacrifice (copié du judaïsme) et qui entendent avec l'aide des arabies démocratiques réunies du golfe Persique diriger le seul pays voisin et qui nous ressemble le plus et vice versa, que nous avons actuellement... en attendant bien sûr le retour de la Palestine aux mains des Palestiniens
11 h 50, le 27 août 2012