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Liban - Société

Jounieh, le renouveau nocturne

À quelques kilomètres au nord de Beyrouth, Jounieh se transforme, une mutation visible dans l’essor de sa vie nocturne, simple et accueillante.

Margaux WARTELLE

 

Depuis six ans, cinquante-cinq bars ont ouvert leurs portes à Jounieh, dont pas moins de quinze cet été. Le long de la rue principale de la vieille ville, les terrasses s’enchaînent, le public est varié et l’ambiance conviviale. Longtemps considérée comme une ville calme à la périphérie de la mouvementée capitale, dont elle a accueilli nombre d’habitants chrétiens pendant la guerre, Jounieh s’éveille doucement aux plaisirs festifs.
À l’opposé des quelques clubs de strip-tease du bord de mer, ces nouveaux bars ont une clientèle branchée, familiale ou jeune, locale mais aussi beyrouthine et internationale. Malgré la mauvaise saison touristique, les terrasses sont animées. « Je viens ici souvent, ça change de Hamra, c’est plus tranquille », explique une jeune trentenaire habitant la capitale. S’il n’y a pas encore de boîtes de nuit comme à Beyrouth, les alternatives sont néanmoins nombreuses. Des délicieux cocktails de fruits du « Café Toni » aux canapés confortables du « Eva Brown », dont le patron vient de refaire la décoration, le promeneur n’a que l’embarras du choix.
Difficile cependant d’imaginer le port de pêche que fut la ville avant l’urbanisation forcenée du siècle dernier. Les photos en noir et blanc qui ornent les murs du Café Toni démontrent à quel point la différence est vertigineuse. Si les quelques rues qui forment le « vieux Jounieh » présentent encore de charmantes façades et sont l’occasion d’agréables promenades, le reste de la ville mériterait un urbanisme plus réfléchi. C’est dire alors si voir ces mêmes rues se remplir à la fin de la journée présage de lendemains plus attrayants. Outre son célèbre casino, Jounieh a désormais d’autres réjouissances à vous offrir, le café « Tonic », vivant et idéalement situé, en est un bon exemple.
À vingt kilomètres au nord de Beyrouth, Jounieh est ainsi une bonne alternative, entre les soirées luxueuses de Jbeil et les nuits agitées de Beyrouth. Marwan, gérant d’un bar depuis plusieurs années, se réjouit de cette vivacité qui est, selon lui, bénéfique à la ville, à son économie et à son image. Malgré le peu de touristes venus des pays arabes cette année, il reste optimiste et indique avec un sourire malicieux les emplacements des futurs bars qui s’apprêtent à ouvrir dans la rue adjacente. À 7 000 LL la bière en moyenne, les terrasses de Jounieh sont prêtes à embellir vos soirées. À votre santé !

Margaux WARTELLE
 
Depuis six ans, cinquante-cinq bars ont ouvert leurs portes à Jounieh, dont pas moins de quinze cet été. Le long de la rue principale de la vieille ville, les terrasses s’enchaînent, le public est varié et l’ambiance conviviale. Longtemps considérée comme une ville calme à la périphérie de la mouvementée capitale, dont elle a accueilli nombre d’habitants chrétiens pendant la guerre, Jounieh s’éveille doucement aux plaisirs festifs.À l’opposé des quelques clubs de strip-tease du bord de mer, ces nouveaux bars ont une clientèle branchée, familiale ou jeune, locale mais aussi beyrouthine et internationale. Malgré la mauvaise saison touristique, les terrasses sont animées. « Je viens ici souvent, ça change de Hamra, c’est plus tranquille », explique une jeune trentenaire habitant la...
commentaires (2)

@la rédaction : Vous êtes sûrs de parler du CAFE TONIC et non du CAFE TONI ?? Célèbre café à jounieh pour ses jus et cocktails che2af??

Jean-Pierre EL KHOURY

07 h 47, le 24 août 2012

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Commentaires (2)

  • @la rédaction : Vous êtes sûrs de parler du CAFE TONIC et non du CAFE TONI ?? Célèbre café à jounieh pour ses jus et cocktails che2af??

    Jean-Pierre EL KHOURY

    07 h 47, le 24 août 2012

  • Bar Bar Bar...tiercé gagnant....et dire que des illuminés voudraient que les bars n'existent plus....faut vraiment être déjanté quand même,non?

    GEDEON Christian

    06 h 03, le 24 août 2012

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