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Nos lecteurs ont la parole

Respectez les jeunes !

Par Lamia Sfeir DAROUNI
Cette lettre pourra choquer certains en ces temps où le minimum vital manque dans le pays. Oui, mais il y a des principes et des faits qui ne doivent pas passer sous silence, surtout lorsqu’il s’agit de nos jeunes. On se tue à leur inculquer des principes de vie, on les harcèle pour qu’ils respectent les lois. Et lorsqu’ils s’exécutent, on les traite sans aucun ménagement.
Ce qui s’est passé le lundi 6 août, à l’occasion de la soirée de collecte de fonds pour la Croix-Rouge section Achrafieh est inacceptable. En tant qu’adulte présente à cette soirée, j’ai été choquée et révoltée de voir comment ces jeunes ont été traités ce soir-là (et ce n’est pas la première fois que cela se produit). Il leur avait été demandé, par les organisateurs et l’association, d’être présents à partir de 23 heures. Plus de 300 jeunes, tout excités et ravis de contribuer à aider la Croix-Rouge, ont répondu présent à l’appel. Ils sont venus, leur billet à la main, se sont mis en ligne sans rouspéter, ont attendu patiemment que les portes s’ouvrent et que leur tour arrive. Deux heures plus tard (montre en main) à 1h30 du matin, plus de 100 jeunes, suffoquant dans une humidité et une chaleur incroyables, sans aucune goutte d’eau (les autres étaient rentrés par petits groupes), attendaient toujours en ligne, serrés comme du bétail, qu’on leur permette de commencer leur soirée. Aucune explication donnée par les hommes responsables de la sécurité qui, eux, ne faisaient qu’exécuter les ordres, ne justifiait cela. L’ascenseur, paraît-il, ne peut pas contenir plus de huit personnes. Ridicule excuse ! Et d’ailleurs, quelles que soient les raisons, quelles que soient les causes, il n’est pas permis de faire poireauter deux heures durant des personnes, en l’occurrence des jeunes qui avaient payé et avaient le droit de commencer leur soirée à 23 heures comme il leur avait été promis. Il est inhumain de les abandonner par une humidité et une chaleur étouffantes, quelle que soit la raison. Il n’est absolument pas permis de leur faire payer le prix d’une mauvaise organisation et d’une mauvaise gestion de la soirée. Encore heureux que ces jeunes n’en soient pas passés aux mains ou aux insultes, excédés, fatigués et révoltés.
Et avec tout mon respect aux organisateurs et autres personnes concernées, s’ils ne sont pas capables d’organiser leurs soirées, s’ils ne peuvent gérer autant de monde, qu’ils ne vendent pas autant de billets, qu’ils n’humilient pas les jeunes, et surtout qu’ils ne leur montrent pas l’exemple de l’anarchie et du manque de respect de l’être humain qui sévit tellement dans notre pays. Charité ordonnée commence par soi-même mais également par les autres. À force de se taire et d’accepter l’inacceptable, le pays en est arrivé là...
Cette lettre pourra choquer certains en ces temps où le minimum vital manque dans le pays. Oui, mais il y a des principes et des faits qui ne doivent pas passer sous silence, surtout lorsqu’il s’agit de nos jeunes. On se tue à leur inculquer des principes de vie, on les harcèle pour qu’ils respectent les lois. Et lorsqu’ils s’exécutent, on les traite sans aucun ménagement. Ce qui s’est passé le lundi 6 août, à l’occasion de la soirée de collecte de fonds pour la Croix-Rouge section Achrafieh est inacceptable. En tant qu’adulte présente à cette soirée, j’ai été choquée et révoltée de voir comment ces jeunes ont été traités ce soir-là (et ce n’est pas la première fois que cela se produit). Il leur avait été demandé, par les organisateurs et l’association, d’être présents à partir de 23...
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