M. Hariri a déclaré sur ce plan : « La fête du Fitr survient cette année alors que le Liban est confronté au risque de la désintégration du rôle de l’État et à la primauté de la logique de l’anarchie et du tribalisme dans la gestion des affaires publiques. Tout cela s’accompagne d’un sentiment d’inquiétude et d’une importante dégradation économique et sociale, devenus source de préoccupation pour tous les Libanais, à la lumière de l’abandon par le gouvernement de ses fonctions dans l’exercice du pouvoir et la consolidation de la sécurité. Cela impose à toutes les forces de transcender leur égoïsme et d’agir afin de mettre fin à tous les facteurs de division, de sauver le pays de l’effondrement et de redonner espoir aux Libanais dans le cadre d’un État qui assure la sécurité et la stabilité, restaure l’autorité de la loi et met fin au chaos résultant des armes illégales dans les différentes régions. »
Il a ajouté : « Nous aspirons à conjuguer tous les efforts pour obtenir le retour des Libanais enlevés et mettre fin aux contre-enlèvements qui n’ont pour résultat que d’accroître la tension et favoriser la discorde. »
Et de conclure : « Il ne fait aucun doute que le grand intérêt manifesté par le sommet islamique vis-à-vis de la situation tragique en Syrie et la triste souffrance du peuple syrien donne une preuve supplémentaire de l’attachement des pays islamiques réunis, et à leur tête l’Arabie saoudite, à fournir tout l’appui au peuple syrien dans son soulèvement populaire, afin de se débarrasser rapidement du régime de la répression sanglante pour établir un État démocratique dans les plus brefs délais. »


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