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La presse libanaise dénonce vertement l’effondrement de l'Etat

"Les derniers événements ont rappelé aux Libanais les affres de la guerre civile".

Des manifestants ont bloqué mercredi durant plusieurs heures la route de l'aéroport. Anwar Amro/AFP

La presse libanaise a unanimement dénoncé vendredi l'inertie et l'absence de l’Etat face aux derniers événements qui ont secoué le Liban et dit craindre pour l’avenir du pays, alors que des dizaines de ressortissants syriens ont été enlevés par le puissant clan des Mokdad en riposte au rapt de l’un des siens en Syrie.

 

"Les Libanais, ainsi que la diaspora, ont vécu ces dernières heures un nouvel épisode d’un pays balloté entre le manque de stabilité et l’absence de paix, entre la guerre, dont tous les outils sont disponibles, et la décision de garder le Liban au bord du gouffre", souligne le journal as-Safir.

"Les derniers événements ont rappelé aux Libanais les affres de la guerre civile qu’ils avaient cru à jamais révolue, les poussant à s’inquiéter pour leurs enfants. Poussant aussi les émigrés à s’enquérir de leurs proches restés au pays, et les voyageurs à se demander comment arriver à l’aéroport", ajoute le journal.

Et d’ajouter : "Dans ce scénario catastrophe, l’État s’est illustré par son absence aussi bien sur le terrain que sur les écrans des Libanais, laissant la place aux mini-États, aux clans et aux groupes armés".

 

Pour son confrère an-Nahar, "le Liban vit depuis quelques jours dans la peur de l’inconnu et d’un glissement vers les troubles et l’instabilité sécuritaire avec l'importation de la crise syrienne sur son sol".

"Les événements du 15 août ont rapproché davantage le Liban d’un conflit sectaire libano-syrien et libano-libanais. Les enlèvements de dizaines de Syriens par la famille Mokdad en riposte à l’enlèvement de l’un des siens ont gravement terni l’image du pays à l’étranger et mis à mal une stabilité déjà précaire", affirme le quotidien. "Les derniers événements ne font que démontrer encore plus le profond clivage qui sépare les différents acteurs et la tension qui prévaut dans le pays", poursuit an-Nahar.

 

Sous le titre "l’État des clans", le quotidien al-Akhbar dresse un sombre bilan de la situation au Liban. "Les clans ont annoncé le 15 août prendre en main l’initiative de la libération des Libanais enlevés en Syrie, portant le coup de grâce à l’État et à ses institutions", souligne le journal.

"Cet État, dont aucun mot du dictionnaire ne peut qualifier l’inertie, la paralysie et l’effondrement, n’avait d’autre choix que d’assister impuissant, à l’instar de tous les Libanais, aux événements qui pourraient n’être qu’un détail par rapport à ce qui attendrait encore le Liban", ajoute al-Akhbar.

Pour ce journal, "les clans ont finalement annoncé la mort d’un État à l’agonie depuis plusieurs années".

 

Voir aussi notre diaporama : Quand l'Etat libanais n'est pas là...

La presse libanaise a unanimement dénoncé vendredi l'inertie et l'absence de l’Etat face aux derniers événements qui ont secoué le Liban et dit craindre pour l’avenir du pays, alors que des dizaines de ressortissants syriens ont été enlevés par le puissant clan des Mokdad en riposte au rapt de l’un des siens en Syrie.
 
"Les Libanais, ainsi que la diaspora, ont vécu ces dernières heures un nouvel épisode d’un pays balloté entre le manque de stabilité et l’absence de paix, entre la guerre, dont tous les outils sont disponibles, et la décision de garder le Liban au bord du gouffre", souligne le journal as-Safir.
"Les derniers événements ont rappelé aux Libanais les affres de la guerre civile qu’ils avaient cru à jamais révolue, les poussant à s’inquiéter pour leurs enfants. Poussant aussi les émigrés...
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