Quinze jours de jeux olympiques, affalés sur nos canapés, enveloppés par la fraîcheur des kVA produits par nos générateurs, le regard scotché sur les téléviseurs, fascinés par la performance d’athlètes toujours « plus vite, plus haut, plus fort ». Fascinés par ce que des corps peuvent accomplir, même si les nôtres n’en peuvent autant. Fascinés par ce que d’autres peuvent accomplir et que nous ne pouvons pas. Une question nous taraude aujourd’hui : Pourquoi? Pourquoi ou plutôt comment un homme comme vous et moi, un homme comme Michel Samaha peut aller jusqu’au bout de quelle idéologie, plus vite, plus bas, plus fort. Quelles fins justifient de vendre son âme au diable ? Vaines tentatives de meurtrir le Liban pour retarder la fin d’une dictature sanguinaire qui n’hésite pas à semer la mort aujourd’hui en Syrie comme hier et demain (?) au Liban ? Flash-back 1975 – le front Berjawi-Nasra – au moment où la guerre semblait encore juste : Michel Samaha approvisionnait le quartier en pain. En ce temps-là, au milieu de la tourmente, le coffre de la voiture du jeune universitaire idéaliste contenait notre subsistance. Comment ? Pourquoi son itinéraire s’est-il embrouillé en chemin ? Une photo récente, publiée dans le journal, dévoile, derrière le masque des certitudes et de l’arrogance, un homme amer, un homme triste. Au bout du rouleau ? Et si le Minotaure syrien n’a pas fini de rejeter, à l’entrée du labyrinthe, les restes des jeunes Libanais qu’il a dévoré, le dialogue de Michel Samaha avec son Minotaure intérieur ne fait, lui, que commencer.
Quinze jours de jeux olympiques, affalés sur nos canapés, enveloppés par la fraîcheur des kVA produits par nos générateurs, le regard scotché sur les téléviseurs, fascinés par la performance d’athlètes toujours « plus vite, plus haut, plus fort ». Fascinés par ce que des corps peuvent accomplir, même si les nôtres n’en peuvent autant. Fascinés par ce que d’autres peuvent accomplir et que nous ne pouvons pas. Une question nous taraude aujourd’hui : Pourquoi? Pourquoi ou plutôt comment un homme comme vous et moi, un homme comme Michel Samaha peut aller jusqu’au bout de quelle idéologie, plus vite, plus bas, plus fort. Quelles fins justifient de vendre son âme au diable ? Vaines tentatives de meurtrir le Liban pour retarder la fin d’une dictature sanguinaire qui n’hésite pas à semer la mort...
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