La justice fonctionne à la carte.
Les infractions aux lois ne sont plus réprimées.
Les coupables sont récompensés et ont droit aux honneurs et les innocents sont punis.
Les insultes et les menaces deviennent monnaie courante.
Les agressions par les armes contre l’État sont tolérées.
Servir les puissances étrangères contre les intérêts du Liban devient la règle.
Mettre à prix les têtes des dirigeants ne constitue plus une surprise.
L’attente du changement de régime en Syrie pour se jeter sur ce qui reste de l’État n’est même plus un secret.
L’espoir s’évanouit lentement sans aucune possibilité de le ranimer.
Certaines parties croient vraiment qu’elles sortiront victorieuses de ce bras de fer en jouant la carte du pire. C’est le syndrome du papillon qui est attiré par les flammes et qui sait qu’il va se brûler, mais il y va quand même.
Les gens bien intentionnés attendent que se produise un miracle, mais les miracles existent-ils vraiment ?
Le Liban devient un bateau avec plusieurs gouvernails qui l’orientent dans des directions différentes et dont les forces s’annulent en envoyant un pays à la dérive vers des récifs, au risque de le voir se briser et faire naufrage.
Devant tant de pourrissement, l’espoir se meurt. Les positions sont tellement divergentes car inspirées par d’autres intérêts que ceux du Liban et donc inconciliables. Le dialogue national ne mène plus à rien car les parties en présence n’ont pas la volonté de se mettre d’accord sur l’indépendance totale du Liban, de sa pluralité, de sa souveraineté et de son intégrité en guidant tous ensemble le « bateau Liban » dans la même direction.
Comment sortir des méandres si on tourne tous en rond dans des tourbillons sans fin ?
Personne ne pourra sauver le Liban pluriel si ses fils ne veulent pas le sauver et si chacun le veut à lui tout seul !
Le Liban se dirige vers le désastre voulu par certains, chacun se sentant assez fort pour pouvoir sortir
vainqueur.
Encore une fois, les aventuriers tentent leur chance avec en perspective ce qui ressemble fort à une inéluctable confrontation.
Que la Providence nous vienne en aide.


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