Le président de la République Michel Sleiman a indiqué hier que le programme de soutien aux ménages les plus pauvres au Liban est une lueur d’espoir pour une société menacée par la misère. Les propos du président ont eu lieu lors de la cérémonie de l’annonce des résultats préliminaires de ce programme en présence du Premier ministre Nagib Mikati, du ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour, de Mme Wafa’ Sleiman, de plusieurs responsables politiques et économiques ainsi que des responsables de la société civile.
Le président a également déclaré que la redistribution des richesses est un devoir qui devrait transcender les obstacles religieux et communautaires, en vue d’assurer la sécurité, la souveraineté et la stabilité du pays. Le futur de l’économie libanaise semble prometteur compte tenu de tous les changements démocratiques qui se déroulent sur les scènes locale et régionale. « Ce dont le Liban a besoin est une nouvelle façon de penser l’économie libanaise et non la politique, et d’un mouvement syndical et social autonome. Ce dernier pourrait reconstruire notre économie en se basant sur la classe moyenne, la sûreté de l’équilibre du système civil », a souligné le président Sleiman.
De son côté, le ministre des Affaires sociales, Waël Bou Faour, a indiqué dans son discours que trente-trois mille demandes ont été étudiées lors de cette première phase qui a duré dix mois. « L’équipe du ministère ainsi que celle du Premier ministre ont visité chacune de ces 33 000 familles qui souvent ne croyaient pas leurs yeux. C’est juste la première étape, les autres suivront », a expliqué M. Bou Faour. Il a tenu à remercier les partenaires qui ont pris part à cette étude, à savoir la Banque mondiale (BM), ainsi que les ambassades italienne et canadienne.
Dans les détails, le président Sleiman a évoqué la situation en chiffres : 13 829 ménages parmi les 33 000 sondés représentent la première phase d’un travail laborieux. Les indicateurs du niveau de vie au Liban, durant les trente années précédentes, montrent que 28 % des Libanais appartiennent à la classe sociale défavorisée ; 8 % d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté. Tandis que 20 % des libanais consomment la moitié de la demande globale et 60 % des citoyens vivent dans des quartiers pauvres. De plus, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour l’année 2012 indique que 300 000 personnes au Liban ne peuvent pas acquérir leurs besoins alimentaires.
Enfin, le président de la République a indiqué que l’État supporte un lourd fardeau dans la protection sociale : « Avec plus de 200 000 fonctionnaires dans toutes les administrations et 60 000 retraités qui reçoivent des soins médicaux divers ainsi que l’éducation et le régime des retraités, l’État paie au moins 733 milliards de livres sur les services médicaux par le biais des ses différents établissements. » Il a ajouté que les subventions apportées à certains produits agricoles, industriels ou bien commerciaux et les aides en cas de crise coûtent très cher à l’État.
Le programme de soutien aux ménages les plus pauvres sur fond de marasme socio-économique représente donc un espoir très attendu.
Le président a également déclaré que la redistribution des richesses est un devoir qui devrait transcender les obstacles religieux et communautaires, en vue d’assurer la sécurité, la souveraineté et la stabilité du pays. Le futur de l’économie libanaise semble prometteur compte tenu de...


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