« Au sein du 14 Mars, nous nous concertons toujours, a dit le parlementaire. Nous sommes tous d’accord sur le fait que le chef de l’État a pris d’importantes décisions. La première, quand il a insisté pour que les données téléphoniques confidentielles soient mises à la disposition de la police, dans l’affaire de l’attentat manqué contre le député Boutros Harb ; la seconde quand, à l’occasion de la fête de l’Armée, il a affirmé que les armes ne sauraient opérer hors de la structure de l’armée libanaise. »
« Mais il est un point important qui reste à l’étude, a enchaîné M. Fatfat. Est-ce que le Hezbollah accepte que la question de la stratégie nationale de défense soit discutée et est-il prêt à mettre en œuvre les résolutions qui seront prises à ce sujet ? »
Comme preuve de la volonté de coopération du Hezbollah, M. Fatfat a notamment demandé au parti islamiste de livrer aux autorités compétentes l’un de ses miliciens, Mahmoud Hayek, que la police veut interroger dans le cadre de l’enquête ouverte après la tentative d’attentat manqué contre M. Harb.
« Le chef de l’État prend les devants et fait des pas en avant, mais l’autre camp s’empresse, par ses discours, de nous ramener en arrière », a déclaré dans ce cadre M. Fatfat.
Par ailleurs, M. Fatfat a apporté des précisions au sujet d’un mémorandum du 14 Mars portant sur les agressions syriennes contre les frontières libanaises aussi bien au Nord qu’à l’Est, et « les manquements dont le ministère des Affaires étrangères fait preuve à cet égard, aussi bien du point de vue de la sécurité que des relations internationales ».
« Ce mémorandum n’est pas lié à la conférence de dialogue national, a précisé M. Fatfat. Il a été signé en mars dernier par toutes les composantes du 14 Mars et sera bientôt transmis au chef de l’État. »

