Le Comité international de la Croix-Rouge a « manifesté son inquiétude vis-à-vis de la façon dont le CICR a été présenté lors du douzième épisode de l’émission “al-Ghaliboun 2” diffusée sur la chaîne al-Manar durant le ramadan », souligne un communiqué de l’institution.
« L’épisode en question a été diffusé le 31 juillet dernier et a montré en partie le travail des délégués du CICR qui rendent visite aux détenus pendant les conflits armés. La façon avec laquelle cela a été présenté aux téléspectateurs d’al-Manar prête à équivoque notamment en ce qui concerne la neutralité, l’indépendance et l’impartialité du CICR, surtout que le scénario relatif au rôle du comité est fictif et l’usurpation d’identité de ses délégués dans les lieux de détention est imaginaire et ne se base en aucun cas sur de véritables faits », note le texte.
« Le CICR réaffirme qu’il est une organisation indépendante, neutre et impartiale. Il est opérationnel au Liban depuis 44 ans, poursuivant sa mission humanitaire qui consiste à aider et protéger les victimes des conflits armés sur une base stricte de neutralité », souligne le communiqué.
Il convient de préciser que l’épisode en question a montré une espionne israélienne qui se faisait passer pour une déléguée du CICR et visite ainsi la prison de Khiam. Elle s’entretient avec les prisonniers à l’époque de l’occupation de l’armée de l’État hébreu au Liban-Sud.
Jointe au téléphone par L’Orient-Le Jour, la responsable de la communication du CICR, Samar el-Kadi, a souligné que « ce feuilleton n’est en aucun cas basé sur des faits réels et nous ne voulons pas qu’il y ait une confusion chez les téléspectateurs d’al-Manar dans ce cadre ».
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