« Les deux sont incompatibles en même temps », a souligné M. Souhaid, avant d’ajouter : « Que (le secrétaire général du Hezbollah) Hassan Nasrallah annonce aux côtés du président de la République et du Premier ministre que la 1701 est devenue caduque. Qu’ils convoquent le coordinateur spécial de l’ONU, Derek Blumbly, au palais présidentiel pour le notifier de cela et lui demander de retirer la Finul du Liban-Sud. À ce moment-là, nous irons tous ensemble vers la stratégie de libération. »
En fait, a poursuivi M. Souhaid, « Nasrallah sait que le régime syrien est en train de s’effondrer. Il cherche donc une voie de sortie pour préserver ses armes et c’est la raison pour laquelle il a mis au point la question de la stratégie de libération ».
De son côté, le député Kataëb Élie Marouni a vu dans le discours du secrétaire général du Hezbollah « une répétition sans fin de la même position, à savoir le maintien des armes ». « Il est temps de comprendre que quels que soient les termes utilisés, s’il faut impérativement parler de stratégie, celle-ci doit être discutée autour de la table de dialogue dans la perspective d’un désarmement du Hezbollah et non pas dans celle d’un débat sur ses armes », a ajouté M. Marouni. Le député de Zahlé a par ailleurs salué le discours du président de la République, Michel Sleiman, y voyant « l’équivalent d’une nouvelle prestation de serment » et « un message fort à l’adresse du Hezbollah ».
Hadi Hobeiche, député du Akkar et membre du bloc du Futur, a pour sa part noté que les propos de Hassan Nasrallah étaient en retrait par rapport aux déclarations faites il y a quelques semaines par le chef du bloc parlementaire du Hezbollah et représentant de ce parti au sein de la conférence nationale de dialogue, Mohammad Raad.
« En appelant à mettre au point autour de la table de dialogue une stratégie de libération au même titre qu’une stratégie de défense, le secrétaire général du Hezbollah a ouvert la voie au débat sur la stratégie défensive, contrairement à ce qu’avait fait M. Raad, qui avait rejeté toute discussion sur la stratégie de défense avant l’achèvement de la libération », a déclaré M. Hobeiche.
Il a indiqué que des contacts allaient être effectués dans les rangs du 14 Mars « au cours des prochaines heures » pour décider la participation de l’alliance à la prochaine séance de dialogue, prévue le 16 août.
Enfin, de l’autre côté de l’échiquier politique, le député Hikmat Dib, membre du bloc du Changement et de la Réforme, a jugé « normal que l’on réclame une résistance forte aux côtés d’une armée forte jusqu’à ce que les droits soient rétablis et que la protection du Liban soit assurée ».


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