Le 23 juillet 2012 a été annoncée la liquidation de France Soir. AFP/JEAN AYISSI
Mort une première fois avec l’arrêt de son édition papier en décembre dernier, France-Soir a rendu l’âme une seconde fois hier avec l’annonce de sa liquidation qui clôt près de 70 ans d’histoire et l’échec d’une relance sur Internet. Le tribunal de commerce de Paris a finalement prononcé la liquidation du quotidien historique, refusant la seule offre en lice, celle du groupe de presse « low cost » Lafont, moyennant 56 000 euros et le maintien de six emplois sur 49.
Reprenant le logo historique du titre, un petit bonhomme debout à moitié caché par un immense journal mais cette fois sur fond noir, le site francesoir.fr titrait hier soir un simple « Merci ».
Moins de deux ans après une relance à grands frais par son jeune propriétaire, Alexandre Pougatchev, fils d’oligarque russe, France-Soir met fin à son édition papier en décembre 2011.
Depuis son rachat en 2009, le jeune milliardaire aura dépensé en pure perte près d’une centaine de millions d’euros, dont dix d’aides publiques. Campagnes de pub radiotélévisées, réceptions grand luxe, bureaux sur les Champs-Élysées et signatures de prestige, rien n’était alors trop beau pour France-Soir. De grosses pointures de la presse seront embauchées, puis remerciées pour tenter le pari d’un retour aux gros tirages.
Le million d’exemplaires quotidien des années 60-70 est bien loin. Pougatchev vise les 200 000, mais arrivera péniblement aux 80 000 avant de retomber aux alentours des 20-25 000.
Affirmant que l’avenir est sur Internet et que le titre peut en vivre, Alexandre Pougatchev tentait de persuader ses interlocuteurs, sans grande conviction.
Les restes de France-Soir vont maintenant être proposés aux plus offrants, notamment le nom de domaine, les archives... Et le titre.
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